Une nouvelle enquête révèle que le réseau social X d'Elon Musk permet à des utilisateurs « vérifiés » de promouvoir des liens vers des sites Web qui vendent des vidéos d'abus sexuels sur enfant (CSAM). Ces comptes vérifiés ont été trouvés en recherchant « des mots-clés spécifiques en arabe » que les agresseurs sexuels utilisent pour communiquer entre eux sur la plateforme X depuis au moins six mois. La plateforme a déclaré que les comptes concernés ont été bannis immédiatement après qu'elle a reçu un signalement de la par des auteurs de l'enquête. Cependant, cette découverte suscite des interrogations sur le processus de vérification des comptes sur X.La plateforme X d'Elon Musk peine à freiner la propagation des contenus CSAM
Un compte vérifié sur X (ex-Twitter) apparaît avec une coche bleue, ce qui signifie qu'il est lié à un abonnement X Premium actif. Les types de badges de vérification sur le site comprennent les coches bleues, or et grises, ainsi que les badges d'affiliation et les étiquettes de compte automatisées. Ils bénéficient d'une visibilité plus large sur X, qui assure que le processus de vérification comprend de nombreuses mesures visant à garantir la sécurité de ses utilisateurs.
Toutefois, à plusieurs reprises, des enquêtes ont identifié des utilisateurs vérifiés s'adonnant à des activités répréhensibles, préjudiciables et illégales sur le réseau social d'Elon Musk. L'enquête dont il est question a été menée par la BBC Arabic. Elle a révélé que des comptes vérifiés partageaient des liens vers des sites promouvant la vente de vidéos d'abus sexuels sur enfant. X et Telegram sont de plus en plus critiqués pour leurs politiques en matière de CSMA.
Sur X, les comptes vérifiés identifiés par les enquêteurs ne partageaient pas directement de contenu illégal, mais d'autres comptes non vérifiés utilisaient les mêmes mots-clés pour publier des contenus pédopornographiques. L'enquête a révélé que cinq utilisateurs vérifiés partageaient des liens vers des sites Web vendant ce qui semblait être du CSAM. Selon le rapport, un compte vérifié était actif depuis plus d'un an et avait publié des liens pendant plus de six mois.
Toutefois, la plateforme d'Elon Musk n'avait pris aucune mesure contre ce compte. Un autre compte vérifié aurait publié une vidéo montrant du contenu à vendre étiqueté « enfants ». Au cours de l'enquête, X a bloqué l'un des mots-clés, mais au début du mois de novembre 2024, un compte vérifié a été ouvert avec une version modifiée du même mot-clé comme nom de profil. Les mots-clés spécifiques n'ont pas été divulgués par les auteurs de l'enquête.
Un porte-parole de X a déclaré que tous les comptes incriminés ont été bannis. Il a déclaré : « ces comptes ont été suspendus conformément à nos politiques ». Toutefois, l'équipe des relations publiques n'a pas répondu aux questions concernant le processus de vérification de X. Le fait que des comptes vérifiés avec une large visibilité puissent partager ce type de contenu sur X révèle des lacunes dans ses pratiques visant à lutter contre le partage du contenu CSMA.
Au printemps 2024, les plateformes Instagram et Facebook de Meta ont bloqué certains de ces mots-clés, et une recherche sur ces plateformes n'a pas permis de trouver de matériel pédophile lié à ces mots-clés. On ne sait pas encore si X prendra des mesures similaires à celles prises par les plateformes de Meta.
Des lacunes de sécurité dans le processus de vérification des utilisateurs sur X
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