Les gens viennent sur X/Twitter pour s'informer, et ils veulent des informations crédibles. La plateforme d’ Elon Musk, teste une fonctionnalité permettant aux utilisateurs de demander des notes communautaires pour clarifier les messages problématiques, poursuivant l'initiative Birdwatch de Twitter. Un test pilote est en cours sur la version web, et bientôt sur Android et iOS. Les utilisateurs vérifiés peuvent demander jusqu'à cinq notes par jour, déclenchant une vérification si X reçoit cinq demandes en 24 heures. Les notes sont évaluées pour leur utilité, et des contributeurs de différentes perspectives sont alertés. X collabore avec l'Associated Press et Reuters pour garantir l'exactitude. Cette initiative vise à lutter contre la désinformation, avec des garde-fous pour éviter les abus. Le World Economic Forum (WEF) a souligné l'importance de lutter contre la désinformation, et l'UE surveille l'efficacité de cette approche.[Twee]<blockquote class="twitter-tweet"><p lang="en" dir="ltr">Introducing — by popular demand — Request a Community Note. Think a post could benefit from a note? Request one. If there are enough requests, top contributors will be alerted and can propose notes. For everyone on X, it’s a way to help. For contributors, it’s a way to see where… <a href="https://t.co/SJ56GkM19R">pic.twitter.com/SJ56GkM19R</a></p>— Community Notes (@CommunityNotes) <a href="https://twitter.com/CommunityNotes/status/1813980126117609624?ref_src=twsrc%5Etfw">July 18, 2024</a></blockquote> <script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script>[/Tweet]
Birdwatch, l'approche communautaire de la lutte contre la désinformation, permet aux internautes d'identifier les informations contenues dans les tweets qu'ils jugent trompeuses et de rédiger des notes qui fournissent un contexte informatif. « Nous pensons que cette approche peut permettre de réagir rapidement lorsque des informations trompeuses se répandent, en ajoutant un contexte auquel les gens font confiance et qu'ils jugent utile. À terme, nous souhaitons rendre les notes visibles directement sur les tweets pour l'ensemble du public de Twitter, lorsqu'il existe un consensus parmi un ensemble large et diversifié de contributeurs », Keith Coleman, Vice-président, produits chez Twitter.
X, un terrain fertile pour les discours de haine et la désinformation
En septembre 2023, un haut fonctionnaire de l'Union européenne a déclaré que le réseau social X/Twitter était la principale source de "fake news" et a exhorté son propriétaire, Elon Musk, à se conformer aux lois de l'UE sur la désinformation. La Commission européenne a mené une étude sur six plateformes en ligne en Pologne, en Slovaquie et en Espagne, qui a révélé que Twitter avait la plus forte prévalence de désinformation et le plus grand nombre d'acteurs impliqués. Le rapport indique que « Twitter a la plus grande capacité de découverte » de la désinformation.
Une enquête commandée par la CITR a montré que plus de 100 études sur X ont été annulées, suspendues ou redirigées vers d'autres plateformes depuis que Musk a restreint l'accès aux données en février, limitant ainsi la capacité de suivre la désinformation en temps réel. L'UE a menacé X d'amendes pour ne pas avoir freiné la désinformation concernant le conflit entre Israël et le Hamas. En réponse, X a pris des mesures pour lutter contre la désinformation et surveiller les contenus terroristes, mais les chercheurs craignent des poursuites judiciaires et la diminution de la qualité de leurs analyses à cause de la perte de l'accès gratuit à l'API de X.
Linda Yaccarino, PDG de X, est récemment intervenue pour supprimer un message pro-hitlérien, soulevant des questions sur l'efficacité de la modération de X. La suppression de l'accès gratuit à l'API impacte gravement les recherches essentielles sur des questions publiques. Actuellement, X propose des accès payants pour les chercheurs, allant de 100 à 42 000 dollars par mois. Les chercheurs craignent que cette limitation n'augmente la vulnérabilité des utilisateurs face à la désinformation et aux discours de haine. X tente de convaincre les régulateurs que sa politique actuelle équilibre la liberté d'expression et la sécurité de la plateforme.
Bruxelles avertit que [URL="https://www.developpez.com/actu/350744/X...
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