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Pinephone : le smartphone compatible avec les projets majeurs orientés « Linux sur smartphone » peut-il remplacer un PC ?
Pine64 lance la version connectable à un écran et à un clavier

Le , par Patrick Ruiz

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Les smartphones d’aujourd’hui sont plus puissants que les PC d’il y a à peine une dizaine d’années. Ces derniers sont donc en principe capables de faire tourner des applications de base dont on fait usage tous les jours. Ce constat fait partie de ceux desquels découle l’idée de remplacer un PC par un smartphone. C’est ce que propose la société Pine64 avec le lancement d’une version de Pinephone connectable à un écran et à un clavier.

Le PinePhone est un smartphone annoncé par ses concepteurs comme étant open source. Le but de sa conception n'est pas seulement de fournir un téléphone Linux fonctionnel aux utilisateurs finaux, mais aussi de créer un marché pour un tel appareil, ainsi que de soutenir les projets orientés « Linux sur smartphone » bien établis. D’autres systèmes d’exploitation libres et open source sont représentés sur la plateforme : un portage de LuneOS, SailfishOS, etc.

L’une des propositions de valeur du PinePhone est de permettre aux utilisateurs de choisir leur système d’exploitation comme le ferait un possesseur de PC. En début d’année 2019, on parlait de PostmarketOS – une distribution Linux mise sur pied par des hackers et qui boote sur une panoplie de smartphones et appareils Android. Il faudra compter avec celle-ci dans le projet PinePhone. C’est avec cette dernière que Pine64 livre la version de Pinephone connectable à un écran et à un clavier.

Sur le plan du hardware, le constructeur annonce :

  • un système sur puce Allwinner A64 couplé à une unité de traitement graphique Mali 400 MP2 ;
  • 3 Go de mémoire vive LPDDR3 ;
  • un écran LCD de 5,95 pouces avec une résolution de 1440 x 720 pixels ;
  • 32 Go de stockage eMMC ;
  • carte microSD bootable ;
  • caméra arrière de 5 mégapixels et caméra avant de 2 mégapixels ;
  • modem 4G LTE ;
  • Wi-Fi 802.11b/g/n ;
  • bluetooth 4.0 ;
  • système de navigation : GPS, GPS-A, GLONASS ;
  • batterie de 3000 mAh.

L’ensemble est accompagné d’un socle USB-C qui permet d’user du smartphone comme on le ferait avec un PC.


L’idée de remplacer un PC par un smartphone n’est pas nouvelle. Avec le lancement du Galaxy S8/S8+ au deuxième trimestre de l’année 2017, Samsung a fait d’une pierre deux coups en procédant à la présentation de DeX, une station d’accueil qui transforme le smartphone raccordé à un écran et à un clavier en ordinateur de bureau dans un environnement Android. L’entreprise coréenne avait ensuite présenté le projet « Linux on Galaxy » comme étant une extension du précédent . Linux on Galaxy s’installe comme une application et ouvre la possibilité aux utilisateurs de lancer leur distribution préférée sur leur Note 8 ou S8/S8+. Linux on Galaxy permet aux développeurs de s’appuyer sur leurs smartphones pour toutes les tâches informatiques et même le développement d’applications.

De façon imagée, un développeur est sur mobile et n’a pas accès à un certain outil de développement dont il dispose sur une distribution Linux. Par le biais de l’application « Linux on Galaxy », il peut lancer ladite distro sur son smartphone et avoir accès à l’outil. Samsung fait en effet état de ce que l’application permet d’opérer le lancement de plusieurs OS sur lesdites plateformes matérielles. De plus, l’expérience sur mobile peut être prolongée sur PC via DeX. À noter toutefois que la distribution Linux en question utilise un kernel dont la version est identique à celle du système d’exploitation Android installé sur le smartphone.

Faire du développement d’applications pour dispositifs Android sur une plateforme matérielle elle-même dotée d’un processeur ARM, voilà en quelques mots l’usage phare qu’on peut entrevoir pour « Linux on Galaxy. » Au travers de son projet, le constructeur vise principalement les développeurs étant donné que les démonstrations de la plateforme portent sur des outils dont le public cible fait usage au quotidien (Eclipse, Terminal, etc.)


Ces projets ne sont pas sans faire penser à Ubuntu For Android de Canonical : possibilité d’installer un système d’exploitation Ubuntu en s’appuyant sur Android. Résultat : un smartphone sous Android en mode téléphone et un terminal sous Ubuntu en mode PC. Canonical ne proposait pas une surcouche, un dual-boot ou une virtualisation, mais un complément pour transformer un smartphone en véritable PC ayant accès à toute la logithèque des dépôts d'Ubuntu.


Huit ans plus tard, le projet Ubuntu For Android n’est pas allé plus loin que la phase de présentation au public. En 2014, Canonical a décidé d’arrêter de travailler sur ce dernier compte tenu du manque d’intérêt du public. L’entreprise avait ensuite poursuivi avec Ubuntu Touch qui a également échoué à s’imposer dans la filière des appareils mobiles. Dès lors, la question qui en découle est celle de la pertinence pour des entreprises comme Pine64 et Samsung de se lancer dans des projets « Linux sur smartphone (capable de remplacer un PC). »

Source : Pine64

Et vous ?

La perspective de disposer d’un bureau mobile Linux dans votre poche revêt-elle un quelconque intérêt en tant que développeur ?
Pourquoi les projets de ce type peinent-ils à s’imposer ?

Voir aussi :

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Avatar de scandinave
Membre éclairé https://www.developpez.com
Le 24/07/2020 à 14:11
Huit ans plus tard, le projet Ubuntu For Android n’est pas allé plus loin que la phase de présentation au public. En 2014, Canonical a décidé d’arrêter de travailler sur ce dernier compte tenu du manque d’intérêt du public. L’entreprise avait ensuite poursuivi avec Ubuntu Touch qui a également échoué à s’imposer dans la filière des appareils mobiles. Dès lors, la question qui en découle est celle de la pertinence pour des entreprises comme Pine64 et Samsung de se lancer dans des projets « Linux sur smartphone (capable de remplacer un PC). »

Le problème c'est pas linux en tant que tel. Un produit pour réussir auprès du grand public doit au minimum, est au même prix et avec des fonctionnalités similaires. Si ces deux conditions ne sont pas réunies, les gens ne changeront pas. Le produit ne pourra qu'être dédié à un marché de niche.

Pour avoir testé Ubuntu Touch à sont lancement, rien n'allais. Pas d'appli, une interface lente, lourde et buguée n'offrant rien de plus qu'un téléphone Android. Prenons un logiciel libre qui cartonne : VLC. Il cartonne par qu'il marche mieux que la concurrence, est moins consommateur de ressource et est gratuit. Pour le téléphone, ceux qui s'en rapproche le plus actuellement sont le PinePhone et le Librem 5, L'un vise le secteur low-cost et la bidouille. L'autre la sécurité à outrance et l'intégration des produits à la Apple tout en étant libre. Dans les deux cas, ils visent une niche, le temps de développer un écosystème. Une fois celui-ci assez mature, les gens viendront naturellement.
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