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Huawei lance ses smartphones Mate 30 et Mate 30 Pro sans les applications Google
Mais pilotés par EMUI 10 basé sur Android 10

Le , par Bill Fassinou

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Huawei a officiellement lancé hier ses nouveaux smartphones de la série Mate 30. Le constructeur chinois a lancé ses derniers smartphones sans la plupart des applications habituellement préinstallées sur les téléphones Android à cause de sa présence sur la liste noire des États-Unis. Les Mate 30 et Mate 30 Pro sont des téléphones sans Google Apps, c’est-à-dire sans aucune application Google, mais qui sont pilotés par EMUI 10 qui est basé sur Android 10. Toutefois, Huawei a précisé que les utilisateurs pourront installer par eux-mêmes les applications Google s’ils le désirent.

Le lancement des Mate 30 et Mate 30 Pro hier constitue le premier grand lancement de la société chinoise depuis qu’elle a été mise sur liste noire par les États-Unis, lui interdisant de faire affaire avec les entreprises américaines et de commercialiser ses produits dans le pays. Huawei est donc interdit d’utiliser la version d’Android fournit par Google et les services qu’il fournit par défaut. Par conséquent, les nouveaux téléphones de Huawei ont été lancés sans la plupart des applications généralement préinstallées sur les smartphones Android.

Le Mate 30 et le Mate 30 Pro de Huawei n’utiliseront pas les services et les applications Google (Services Google Play), mais une alternative que la société a nommée « Huawei Mobile Services (HMS) ». En effet, ce service n’est pas totalement nouveau, car il s’agit de son écosystème d’applications qu’il utilise en Chine, Google Play n'étant pas disponible sur son territoire. Désormais, cet écosystème devra s'établir en Europe et ailleurs dans le monde. Toutefois, les utilisateurs non chinois de Huawei pourraient se montrer réticents face à ce changement brusque.


Les nouveaux téléphones de la série Mate 30 ne disposent pas de YouTube, de Google Maps et de Gmail, entre autres. Ils ne disposent pas non plus du Play Store de Google, qui est la méthode habituelle utilisée par les utilisateurs situés en dehors de la Chine pour installer des logiciels tiers sur les téléphones Android. Le HMS a permis à Huawei de précharger de nouvelles applications alternatives à la place. Les utilisateurs pourront télécharger les applications telles que Whatsapp, Facebook ou Instagram à partir de « Huawei App Gallery », qui représente le magasin d’applications de Huawei.

« Vous savez, aujourd'hui, en raison de l'interdiction américaine, ce téléphone ne peut pas préinstaller le noyau GMS (Google Mobile Services). Cela nous a forcés à utiliser le noyau HMS », a expliqué Richard Yu, responsable des appareils grand public de l'entreprise. Il a ajouté que la société avait mis de côté 1 milliard de dollars US (801 millions de livres sterling) pour encourager les développeurs à rendre leurs applications compatibles, et que plus de 45 000 applications avaient déjà intégré la technologie de la société. Mais il n'en a nommé aucun.

Le Mate 30 Pro a un design standard avec une large encoche et un écran incurvé sur les côtés comme certains téléphones récents. C’est un nouveau type d’écran baptisé « waterfall », signifiant "chute d'eau" en français. C'est un écran encore plus incurvé que ce qui est proposé actuellement, avec une courbure qui va jusqu'au dos du boîtier pour un effet de finesse renforcé. L'encoche du téléphone est large et contient des capteurs pour la reconnaissance faciale avec un réseau infrarouge et une caméra 3D « depth-sensing », en plus de la caméra selfie de 32 Mo.

Il y a une troisième caméra « capteur de geste » dans l'encoche, qui vous permet de faire défiler ou de fermer votre main pour prendre une capture d'écran. Google s'apprêterait également à apporter une telle fonctionnalité pour le Pixel 4, en utilisant un radar au lieu d'une caméra. Le mode « AI Auto Rotate » du Mate 30 Pro utilise la caméra avant pour suivre votre visage, en s'assurant que l'écran tourne correctement par rapport à votre visage, plutôt que par rapport au sol. À l’arrière, le téléphone possède quatre caméras.

Le dos du Mate 30 Pro est équipé de quatre appareils photo :

  • un appareil photo « super-sensing » ou « super détection » de 40 mégapixels (MP) avec un capteur plus grand que la normale pour un combiné. Cela lui permet de capturer plus de lumière et donc de photographier en basse lumière ;
  • un appareil photo 8 MP avec un zoom optique 3x, ce qui signifie que l'utilisateur peut se rapprocher d'un sujet sans compromettre la résolution ;
  • une caméra cinéma de 40 MP, dédiée à la vidéo. Huawei a précisé qu’il a un capteur de rapport plus large que les autres. Le capteur offre également une meilleure sensibilité vidéo en basse lumière et un effet de ralenti plus lent, fournissant jusqu'à 7 680 images par seconde ;
  • une caméra 3D « depth-sensing », qui fournit des données pouvant être utilisées pour appliquer un effet de flou plus réaliste aux photos et aux arrière-plans vidéo.

Alors que l'approche de Google en matière de photographie mobile est principalement basée sur des logiciels, Huawei adopte l'approche complètement opposée et utilise des capteurs d'appareils photo de très grande taille. Toutes les caméras arrière des appareils sont fixées dans un cercle noir. La société chinoise espère bien que les caractéristiques citées pour les téléphones vont encourager ses utilisateurs à ne pas tenir compte des inconvénients auxquels ils pourraient être confrontés à cause de la sanction américaine. Le Mate 30 Pro est disponible en six couleurs au total, y compris deux options de cuir végétalien : vert et orange.

Les autres couleurs comprennent l'argent, le vert, le violet et le noir. Le modèle standard de la série, le Mate 30, est équipé de la même caméra « super-sensing », ainsi que d'une version grand-angle de 16 mégapixels et d'un téléobjectif de 8 mégapixels pour les portraits. Les écrans des deux appareils sont légèrement différents. Le Mate 30 Pro possède un écran de 6,53 pouces qui contourne les bords de l'appareil, tandis que le Mate 30 standard dispose d'un écran plat plus traditionnel et qui est légèrement plus grand (6,62 pouces).

La puissance de la batterie varie également d’un téléphone à l’autre. Le Mate 30 Pro dispose d’une batterie plus grande de 4 500 mAh contre 4 200 mAh pour le Mate 30. Les deux téléphones peuvent prendre une charge rapide jusqu’à 40W avec un câble ou à 27W en mode sans fil. Les Mate 30 et Mate 30 Pro sont disponibles en version 4G et 5G, et la 5G est fournie par le puce Kirin de Huawei. La puce est la première de Huawei à inclure un modem 5G intégré. Huawei a expliqué que pour le modem 5G, le téléphone comprend 14 antennes pour la 5G, et 21 antennes au total.

Les nouveaux téléphones de Huawei fonctionnent sous EMUI 10 qui est une fork d’Android 10. Le Huawei Mate 30 sera disponible avec 8 Go de RAM et 128 Go de stockage. Il démarrera à 799 €, tandis que le Mate 30 Pro augmente la capacité de stockage interne à 256 Go et démarre à 1 099 € pour le modèle 4G ou à 1 199 € pour le modèle 5G. Il existe également une nouvelle édition nommée Porsche Design du Mate 30, qui utilise une finition en cuir à l'arrière de l'appareil.

La Porsche Design Huawei Mate 30 RS est disponible en rouge et en noir, et évite la bosse de caméra circulaire à l'arrière au profit d’un réseau de quatre capteurs plus intégré. Enfin, l'édition Porsche Design débutera à 2 095 € et viendra avec 12 Go de RAM et 512 Go de stockage interne. Selon certains, le matériel est très impressionnant, mais ils craignent que les ventes du chinois Huawei ne s’effondrent en dehors de la Chine. « Le matériel est très impressionnant et montre les points forts de Huawei », a déclaré Bryan Ma du cabinet d’études de marché IDC.

« Mais ce n'est pas suffisant pour compenser le manque de services Google sauf pour quelques clients très durs qui auront la patience d'écarter et de tolérer d'éventuels problèmes. Peut-être qu'ils essaient juste de s'en sortir dans l'espoir d'avoir accès à ces services Google plus tard », a-t-il ajouté. Huawei a expliqué que les utilisateurs peuvent installer plus tard les applications Google s’ils le désiraient. Un porte-parole de l’entreprise a déclaré qu’ il y a un moyen de charger latéralement les applications de Google et que le personnel de Huawei conseillera les clients sur la façon de le faire.

Cependant, il a également mentionné qu'elles pourraient ne pas fonctionner aussi bien que d'habitude. D’ailleurs, à ce sujet, un invité au lancement a tweeté des vidéos montrant deux des services de Google refusant de travailler sur le Mate 30. Malgré les efforts de Huawei et les fonctionnalités impressionnantes intégrées aux Mate 30 et Mate 30 Pro, certains pensent que le marché de Huawei en dehors de la Chine, en Europe et ailleurs, risque de chuter considérablement, en raison de la réticence que pourraient avoir certains consommateurs sur le produit.


Richard Yu a déclaré que l'entreprise a connu une croissance de 26 % de la demande pour ses smartphones au cours de la période de janvier à août, par rapport aux mêmes huit mois en 2018. Il n'a pas précisé si le chiffre faisait référence aux ventes ou aux expéditions. Cependant, les analystes suggèrent que les ventes ont commencé à souffrir en Europe après que les États-Unis aient ajouté Huawei à une liste noire qui empêche de nombreuses entreprises de fournir leur dernière technologie à la société chinoise.

La question que tout le monde se pose, c’est de savoir si les gens seront prêts à acheter un téléphone sans Google Play, Gmail, Google Maps et YouTube. Combien d’applications ne fonctionneront plus sans Google Play Services ? L’on estime que cela peut constituer une proposition effrayante pour les consommateurs. La société penserait également que l’offre ne passera pas du premier coup et s'attend donc à une baisse de 10 milliards de dollars de ses ventes d'appareils grand public cette année, à cause de l'interdiction des exportations.

Source : BBC

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Avatar de Stéphane le calme
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 02/12/2019 à 5:41
Huawei, qui était dépendant des constructeurs US, a présenté un smartphone sans puces américaines
dans un contexte où les entreprises US voudraient reprendre les affaires avec lui

Mi-mai, l'administration Trump a publié un décret qui plaçait Huawei sur une liste noire, une décision qui contraignait les entreprises américaines à ne plus faire affaire avec l'équipementier chinois, à moins de disposer d'une autorisation officielle. Suite à cette décision, Google a décidé de ne plus fournir de logiciels, de matériel informatique ou service technique à Huawei à l’exception des services disponibles en open source. L'éditeur d'Android a toutefois assuré que Google Play et les protections de sécurité de Google Play Protect continueront de fonctionner sur les appareils Huawei existants.

En plus d’être coupé du système d’exploitation le plus vendu au monde, Huawei a vu certains des principaux concepteurs et fournisseurs de puces au monde suspendre également leurs relations commerciales jusqu’à nouvel ordre.

S'étant sans doute vite rendu compte de la sévérité du décret de Trump et de ses conséquences sur les USA eux-mêmes, Washington a réduit les restrictions commerciales imposées à Huawei. L’administration Trump a publié un nouvel arrêté qui prolonge de 90 jours (désormais jusqu’en février 2020) « la période de grâce » durant laquelle elle autorise les entreprises américaines à faire des affaires avec l’entreprise chinoise Huawei Technologies. Il a également été rapporté que le département américain du Commerce examinait en parallèle la possibilité d’octroyer des licences individuelles aux entreprises locales qui souhaitent continuer à faire des affaires avec des entités « à risque » comme Huawei qui figurent sur la liste noire du gouvernement US pour des raisons de sécurité nationale. Des sociétés comme Google, Intel ou Microsoft sont particulièrement intéressées par la seconde option qui leur procurerait, à eux ainsi qu’à leurs partenaires (Huawei en l’occurrence) une certaine stabilité et de meilleures garanties pour la poursuite de leurs transactions commerciales.

Les entreprises de technologie américaines ont donc obtenu le feu vert de Washington pour reprendre leurs affaires avec le constructeur de smartphones Huawei Technologies Co., mais il est peut-être trop tard : l'entreprise construit actuellement des smartphones sans puce américaine.


Le dernier téléphone de Huawei, qu'il a dévoilé en septembre (le Mate 30 avec un écran incurvé et des caméras grand angle qui rivalise avec l'iPhone 11 d'Apple Inc.) ne contenait aucune pièce américaine, selon une analyse effectuée par UBS et Fomalhaut Techno Solutions, un Laboratoire technologique japonais qui a démonté l'appareil pour en inspecter l'intérieur.

Le décret de Trump en mai a empêché des sociétés comme Qualcomm Inc. et Intel Corp. de vendre des puces à Huawei, bien que certaines ventes de pièces aient repris au cours de l’été, après que les sociétés ont déterminé qu’elles n’étaient pas concernées par cette interdiction. Pendant ce temps, Huawei a beaucoup progressé dans la réduction de sa dépendance vis-à-vis de sociétés américaines.

Huawei a longtemps compté sur des fournisseurs tels que Qorvo Inc., le fabricant de puces basé en Caroline du Nord pour connecter des smartphones avec des tours de téléphonie cellulaire, et Skyworks Solutions Inc., une entreprise basée à Woburn, dans le Massachusetts, qui fabrique des puces similaires. Il a également utilisé des composants de Broadcom Inc., le fabricant de puces Bluetooth et Wi-Fi basé à San Jose, et de Cirrus Logic Inc., une société basée à Austin, au Texas, qui fabrique des puces pour la production de son.

« Lorsque Huawei a lancé ce téléphone haut de gamme - et il s'agit de son produit phare - sans contenu américain, cela a eu l'effet d'une grosse annonce », a déclaré Christopher Rolland, analyste des semi-conducteurs chez Susquehanna International Group.

Les dirigeants de Huawei ont dit à Rolland que la société s'éloignait des pièces américaines, mais la vitesse à laquelle cela se produit reste surprenante même pour les analystes. Néanmoins, nombreux sont ceux qui pensent que cette réduction de la dépendance aux entreprises US devait arriver, mais que le décret de Trump a été le catalyseur qui a précipité les choses.

Sur le marché du smartphone, Huawei conserve sa seconde place selon les baromètres depuis plusieurs trimestres déjà, se rapprochant sensiblement du numéro un mondial Samsung. Par exemple, Gartner indiquait qu'Huawei a enregistré la plus forte croissance parmi les constructeurs malgré une absence aux USA, précisant que « Huawei a particulièrement bien réussi dans deux de ses plus grandes régions, l’Europe et la Grande Chine, où ses ventes de smartphones ont augmenté de 69% et 33%, respectivement ».

Huawei s'est également préparé à l'éventualité de perdre sa licence d'exploitation sur Android et a continué de développer son propre OS au cas où ses relations avec Google se dégraderaient. De plus, le constructeur est également en train de développer une alternative au Play Store de Google, avec sa galerie d'applications, présente depuis un certain temps sur les appareils Android Huawei et Honor.

En 2018, Huawei a promis aux développeurs d’applications de les aider à percer en Chine, le plus grand marché de smartphones du monde, s’ils construisaient des applications pour sa vitrine de téléchargements. En passe de devenir le fabricant de smartphones le plus prolifique au monde cette année, Huawei a aussi assuré à des partenaires développeurs d’applications que 50 millions de personnes utiliseraient son app store en Europe en 2018. La société aurait également proposé de fournir « un outil simple permettant de modifier les applications écrites pour Play Store afin qu'elles fonctionnent avec App Gallery », sa boutique d'applications. Une situation qui pourrait avoir des répercussions sur les entrées de Google.

Source : WSJ

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Avatar de Christian Olivier
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 22/11/2019 à 7:58
L’administration Trump octroie à certaines entreprises US, y compris Microsoft, des licences
Pour continuer de faire affaire avec Huawei, mais des sénateurs US fustigent déjà cette mesure

Il y a quelques jours, l’administration Trump a publié un nouvel arrêté qui prolonge de 90 jours (désormais jusqu’en février 2020) « la période de grâce » durant laquelle elle autorise les entreprises américaines à faire des affaires avec l’entreprise chinoise Huawei Technologies. Il a également été rapporté que le département américain du Commerce examinait en parallèle la possibilité d’octroyer des licences individuelles aux entreprises locales qui souhaitent continuer à faire des affaires avec des entités « à risque » comme Huawei qui figurent sur la liste noire du gouvernement US pour des raisons de sécurité nationale. Des sociétés comme Google, Intel ou Microsoft sont particulièrement intéressées par la seconde option qui leur procurerait, à eux ainsi qu’à leurs partenaires (Huawei en l’occurrence) une certaine stabilité et de meilleures garanties pour la poursuite de leurs transactions commerciales.

Ce mercredi, le département US du Commerce a confirmé qu’il a commencé à délivrer des licences à certaines entreprises américaines qui souhaitent continuer à faire des affaires avec Huawei qui, il faut le souligner, reste le premier fabricant mondial d’équipements de télécommunications, le deuxième fabricant mondial de smartphones et un fournisseur important dans le marché des PC et tablettes 2-en-1. Le département US du Commerce a déclaré que 50 % environ des 300 demandes de permis ont été traitées et que la moitié de celles-ci, soit un quart du total, ont été approuvés. Une source proche du dossier a précisé à Reuters que certaines licences pour la vente de composants de smartphones et de composants non électroniques ont été approuvées.


« Le Département délivre ces licences restreintes pour autoriser des activités limitées et spécifiques qui ne présentent pas un risque important pour la sécurité nationale ou les intérêts de la politique étrangère des États-Unis », pouvait-on lire dans un communiqué du ministère.

Par la voix d’un porte-parole, Microsoft, l’un des bénéficiaires de cette mesure d’assouplissement, s’est félicité de cette évolution : « Le 20 novembre, le département US du Commerce a accédé à la demande de Microsoft pour l’obtention d’une licence d’exportation de logiciels grand public à la faveur d’Huawei. Nous apprécions l’action du Ministère en réponse à notre demande ».

La Semiconductor Industry Association, un groupe américain de lobbying, s’est félicitée de l’annonce du département US du Commerce, affirmant que les ventes de produits non sensibles contribuent à assurer la compétitivité des États-Unis, ce qui est essentiel à la sécurité nationale. « Nous espérons que les approbations de licence continueront à se dérouler de manière appropriée et opportune », a ajouté l’association.

Ce nouveau geste de bonne volonté intervient alors que l’administration Trump s’attèle à finaliser la signature de la première étape d’un accord commercial avec la Chine afin de mettre fin au bras de fer commercial qui oppose les deux régimes depuis de longs mois. Huawei pourrait très bien se passer de matériels en provenance des États-Unis pour concevoir ses appareils, mais le faire sans logiciel US serait plus difficile. Le géant technologique chinois attendait avec impatience l’octroi de licences qui lui permettraient de continuer à exploiter les services et solutions logicielles « quasi incontournables à l’heure actuelle », comme Windows ou Azure chez Microsoft ou Android et ses services associés du côté de Google pour son essor sur le marché international.

Toutefois, côté américain, cette mesure d’assouplissement ne plait pas à tout le monde. Un groupe de sénateurs républicains et démocrates a récemment exhorté l’administration Trump à arrêter la délivrance de ces licences, avertissant que même des affaires limitées avec Huawei pourraient poser un risque pour la sécurité nationale. Dans une lettre au président Trump, un groupe de 15 sénateurs a fustigé cette mesure.

« Compte tenu des risques de sécurité posés par les activités de Huawei aux États-Unis, nous vous demandons de prendre des mesures immédiates pour suspendre l’approbation de ces licences et de veiller à ce que le Congrès soit correctement informé du processus d’approbation des licences et de ses implications pour la sécurité nationale à l’avenir », ont écrit les sénateurs Charles Schumer et Tom Cotton dans la lettre et demandé à Trump de s’assurer que l’administration informe les principaux législateurs et comités du Congrès de toute licence dont bénéficierait Huawei aux USA.

Par ailleurs, le sénateur Marco Rubio a fait une déclaration dans laquelle il avance que la société Huawei « représente une menace claire et croissante pour la sécurité économique et nationale des États-Unis et de leurs alliés », précisant : « Je crois fermement qu’il est contraire à l’intérêt de la sécurité nationale des États-Unis d’accorder des licences pour les exportations américaines qui soutiennent ou renforcent Huawei ».

Sources : Reuters, Lettre des sénateurs US (PDF)

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Avatar de Stan Adkens
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 09/12/2019 à 12:52
La Chine demande aux bureaux du gouvernement de supprimer tout le matériel et logiciels étrangers,
Dans un élan d’incitation à l’utilisation des technologies locales, d’après un rapport

Alors que les relations commerciales sont davantage tendues entre Pékin et Washington, la Chine est déterminée à accroître son indépendance en prenant d'autres mesures pour retirer la technologie étrangère des organismes d'État et d'autres organisations, d’ici trois ans, a rapporté le Financial Times. La directive du gouvernement chinois est susceptible d'être un coup dur pour les multinationales américaines comme HP, Dell et Microsoft, et vient en réponse aux tentatives de Washington de limiter l'utilisation de la technologie chinoise.

Pékin remplacera probablement plus 20 millions d'ordinateurs dans les agences gouvernementales par des produits nationaux au cours des trois prochaines années, selon une étude de China Securities, une société de courtage, citée par le Financial Times. Plus de 100 projets d'essai de produits nationaux ont été achevés en juillet, a indiqué la société. Le journal avait déclaré plus tôt cette année que le Bureau central du Parti communiste avait ordonné aux bureaux de l'État et aux institutions publiques de se détourner du matériel et des logiciels étrangers aux États-Unis et chez ses alliés.


Les Etats-Unis ont progressivement éloigné les entreprises chinoises du marché américain de la technologie. Huawei a fait l'objet d'un examen minutieux aux États-Unis, où des représentants du gouvernement affirment que la société représente une menace pour la sécurité nationale et qu'elle pourrait être utilisée comme navire d'espionnage par le gouvernement chinois. En février, le secrétaire d'État américain Mike Pompeo a mis en garde les alliés du pays contre l'utilisation de la technologie Huawei, affirmant qu'il serait plus difficile pour Washington de « s'associer avec eux ».

Le président Donald Trump a signé un décret en mai dernier qui empêche des entreprises de télécommunications chinoises telles que Huawei de vendre du matériel aux États-Unis, visant à neutraliser la capacité de Beijing à compromettre les réseaux sans fil et les systèmes informatiques américains de la prochaine génération. Dans le même élan, le ministère américain du Commerce a pris une mesure distincte interdisant aux entreprises américaines de traiter avec Huawei et 70 affiliés en les ajoutant à la « liste d'entités » américaine. Mais Huawei a toujours nié tout acte répréhensible qui lui est reproché par les Etats-Unis.
Selon le Financial Times, la nouvelle directive est la première instruction publique connue avec des objectifs spécifiques donnés aux acheteurs chinois pour qu'ils se tournent vers des fournisseurs de technologie nationaux. Mais, cette décision s'inscrit dans le cadre d'une campagne plus large visant à accroître la dépendance de la Chine à l'égard des technologies locales. Bloomberg News a rapporté en 2014 que Pékin visait à éliminer la plupart des technologies étrangères de ses banques, de l'armée, des agences gouvernementales et des entreprises publiques d'ici 2020. Et les politiques commerciales agressives du président américain Donald Trump à l'encontre de la Chine et de ses principales entreprises ont donné un nouvel élan à cet effort.

Brock Silvers, directeur général d'Adamas Asset Management a déclaré : « La guerre commerciale a mis en évidence divers points faibles de l'économie chinoise, que Pékin semble déterminé à corriger ». « Si la décision pousse Trump à interdire plus vigoureusement la technologie chinoise, la Chine pourrait un jour regretter d'avoir rendu publique sa politique si tôt », a-t-il ajouté, d’après un rapport de Bloomberg News.

La directive chinoise est un coup dur pour les multinationales américaines

Le Financial Times a rapporté que la décision avait été prise par le Bureau central du Parti communiste chinois plus tôt cette année. Selon le journal, les analystes de China Securities estiment que 20 à 30 millions de pièces de matériel – qui viennent pour la plupart des Etats-Unis – devront être remplacées à la suite de la directive chinoise, avec un remplacement à grande échelle dès l'année prochaine. Les substitutions se feraient au rythme de 30 % en 2020, de 50 % en 2021 et de 20 % l'année suivante, d'où le surnom de « politique 3-5-2 ».

Les employés de deux firmes de cybersécurité, qui ont demandé à garder l'anonymat, ont donné plus d’information au journal. Selon eux, la politique 3-5-2 s'inscrit dans le cadre d'une campagne visant à inciter les organismes gouvernementaux et les exploitants d'infrastructures essentielles de la Chine à utiliser une technologie « sûre et contrôlable », comme le prévoit la loi sur la cybersécurité adoptée par le pays en 2017. Mais contrairement aux pressions précédentes en faveur de l'autosuffisance technologique, les récentes sanctions américaines ont rendu le projet plus urgent, a déclaré Paul Triolo du cabinet de conseil Eurasia Group.

« Le programme 3-5-2 de la Chine n'est que la pointe de l'iceberg », a déclaré M. Triolo. « L'objectif est clair : parvenir à un espace largement libéré des menaces auxquelles ZTE, Huawei, Megvii et Sugon sont aujourd'hui confrontés », a-t-il ajouté, citant d’autres entreprises chinoises qui, ces deux dernières années, ont été empêchées d'acheter à des fournisseurs américains.


En plus du rythme de remplacement est ambitieux, le Financial Times a rapporté que les bureaux du gouvernement ont déjà tendance à utiliser les ordinateurs de bureau de Lenovo, à la suite de l'acquisition par l'entreprise de la division des ordinateurs personnels du géant américain IBM. Et le changement est d’autant plus important que, selon les estimations des analystes de Jefferies, les entreprises technologiques américaines génèrent jusqu'à 150 milliards de dollars par an de revenus en provenance de Chine, bien qu'une grande partie de ces revenus provienne d'acheteurs du secteur privé.

On peut dire que les géants américains ont été prévenus. En juin dernier, des représentants du gouvernement chinois auraient convoqué une série de réunions au cours desquelles ils auraient mis en garde de nombreuses entreprises de technologie contre des « conséquences désastreuses » que pourrait avoir leur coopération avec l'interdiction américaine de continuer de faire des affaires avec Huawei.

Il sera difficile pour la Chine de remplacer les technologies étrangères par des alternatives domestiques

À partir de l'année prochaine, des industries clés telles que la finance, l'énergie et les télécommunications mettront à l'essai un plus grand nombre de produits nationaux dans le cadre d'essais qui pourraient durer des années, a rapporté Bloomberg News en citant l’étude de la société de courtage. Les banques chinoises sont censées passer des produits d’IBM et d’Oracle à des fournisseurs d'architecture X86 plus diversifiés, puis à du matériel entièrement fabriqué en Chine. La Chine aurait décidé d'adopter l'architecture ARM pour son matériel domestique, d’après l’étude de China Securities cité par Bloomberg News.

« La guerre commerciale entre la Chine et les États-Unis pourrait également contribuer à créer un nouveau marché pour les produits faits maison », a écrit Shi Zerui, analyste des valeurs mobilières de Chine.

Cependant, les analystes disent qu'il sera difficile de remplacer les logiciels étrangers par des alternatives domestiques, car la plupart des fournisseurs chinois de logiciels développent des produits pour les systèmes d'exploitation américains populaires tels que Windows de Microsoft et MacOS d'Apple.

Selon le Financial Times, il est également difficile de définir ce qu'est un « produit national » dans ce contexte. Car, bien que Lenovo soit une société chinoise qui assemble de nombreux produits en Chine, ses processeurs informatiques sont fabriqués par Intel et ses disques durs par Samsung. Il serait encore difficile pour l’industrie nationale de se passer des produits des fournisseurs de semi-conducteurs tels que comme Intel Corp. et Nvidia Corp. ainsi que des logiciels de Microsoft Corp. et Apple Inc.

De plus, les systèmes d'exploitation chinois faits maison, tels que Kylin OS, ont un écosystème beaucoup plus restreint de développeurs produisant des logiciels compatibles, selon le Financial Times.

Que la Chine veuille abandonner la technologie étrangère au profit de la technologie nationale, c’est tout à son honneur, mais vouloir le faire en trois ans, cela voudrait dire que le pays est déjà bien avancé dans ses plans bien avant qu'ils ne soient dévoilés. Aussi, les entreprises privées voudront-elles suivre plus tard ce mouvement, alors qu’elles ont fait des investissements importants dans la technologie étrangère ?

Sources : The Financial Times

Et vous ?

Que pensez-vous de la directive chinoise ?
Selon vous, la Chine peut-elle remplacer la technologie étrangère en 3 ans ?
Les entreprises privées voudront-elles suivre ce mouvement ?
Selon vous, les multinationales américaines sont-elles exposées à des risques avec ce changement ?

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Avatar de Bill Fassinou
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 11/10/2019 à 4:52
Les États-Unis envisageraient de subventionner les concurrents européens de Huawei,
le pays aurait envisagé de porter son soutien aux européens Ericsson ou Nokia

Même si Huawei ne parle presque plus de ses déboires avec l’administration Trump et semble déterminé à survivre après la rupture de ses rapports commerciaux avec les entreprises américaines, Washington n’a peut-être pas encore fini avec sa campagne de boycott qu’il a entamé vis-à-vis de l’entreprise chinoise. Selon des informations rapportées par le média britannique Financial Times, les États-Unis envisageraient de subventionner les concurrents européens de Huawei à l'instar du finlandais Nokia et du suédois Ericsson.

Donald Trump et son administration ont accusé le chinois Huawei de fabriquer des équipements qui pourraient permettre à la Chine d’espionner les autres gouvernements dans le monde et d’autres systèmes sensibles. Résultat, le président américain a signé un décret en mai dernier qui a placé l’entreprise chinoise sur une liste noire. Elle est interdite, du moins jusqu’à nouvel ordre, de nouer des partenariats commerciaux avec les entreprises américaines, une situation qui a eu pour effet de déclencher une guerre commerciale entre Pékin et Washington.

Le président américain a voulu étendre sa campagne de boycott vis-à-vis de Huawei vers le reste du monde, notamment vers l’Europe en prévenant sur les dangers que représente l’utilisation des équipements du chinois, mais plusieurs pays européens comme l’Allemagne, la France et la Grande-Bretagne ont refusé de suivre les USA dans leur décision. Néanmoins, Trump et son administration semblent déterminés à poursuivre la guerre contre Huawei, cette fois en donnant du soutien et du poids à certaines entreprises européennes qu'ils jugent capables de concurrencer Huawei.

À en croire les récentes informations rapportées par le quotidien londonien Financial Times, l’administration Trump pourrait envisager de subventionner (à travers des crédits) les concurrents de Huawei, à savoir le suédois Ericsson et le finlandais Nokia (qui a avalé le franco-américain Alcatel-Lucent) pour les rendre plus attractifs auprès des opérateurs télécom. Selon les analyses du journal, ce geste revient à admettre que Huawei est clairement le moins cher. Cela pourrait aussi signifier que malgré la position actuelle délicate de Huawei, bon nombre d’opérateurs télécom dans le monde ont tout de même du mal à le concurrencer.


Selon le Financial Times, Washington serait prêt à délivrer des crédits à Ericsson et Nokia pour leur permettre de mieux résister au géant chinois. Parallèlement, les États-Unis tentent de convaincre des sociétés américaines de se lancer sur le marché des équipements 5G. Le Financial Times a expliqué que l'objectif de Washington est de permettre à ces entreprises de s'aligner commercialement avec Huawei qui propose des conditions de financement généreuses (grâce au soutien des banques de Pékin) à ses clients et des délais de paiement plus longs.

Washington s’est-il rendu compte de son échec dans sa campagne de boycott des équipements de Huawei ? Si la démarche annoncée par le Financial Times s’avère être vraie, cela pourrait signifier que les USA n’ont pas pu évincer Huawei de sa position de leader mondial sur le marché des équipements 5G, ce malgré la panoplie de barrières commerciales dirigées contre l’entreprise. Si l’on doit se référer à certaines bouches indiscrètes proches du dossier, cela représente une préoccupation majeure à l’heure actuelle de la Maison-Blanche.

« C’est l’une des grandes préoccupations du gouvernement à l’heure actuelle. Tout le monde, du département de la Défense au département du Commerce en passant par le département de la Sécurité intérieure, examine la question », a déclaré au Financial Times une source proche du dossier. La Maison-Blanche a toutefois refusé de commenter le sujet. D’autres sources ont également indiqué qu’une autre alternative évoquée par Washington serait la création d'un champion local. Mais la tâche s’avère plus compliquée qu’on pourrait le croire.

Pour certains, on ne s'improvise pas équipementier 5G, un domaine ultra-technique et très coûteux, en seulement quelques mois. Il est bien trop tard pour réagir, d'ailleurs d’autres acteurs concernés comme Oracle ou Cisco auraient poliment décliné. Nokia et Ericsson ont refusé de commenter l'article du Financial Times. Par contre, interrogé par BFM Business sur la question, le président de la branche française d’Ericsson a réfuté les dires selon lesquels Huawei aurait deux ans d'avance sur ses concurrents en 5G. Selon lui, il n’y a aucune évidence pour affirmer cela.

« Nous avons signé 47 accords de partenariats avec des opérateurs dont 26 sont déployés ou sont en cours de déploiements et 19 sont allumés sur les quatre continents, ce qui représente la moitié des réseaux 5G ouverts commercialement dans le monde », a déclaré Franck Bouétard, PDG d’Ericsson France. En juillet dernier, Huawei revendiquait 50 accords. Franck Bouétard a aussi ajouté qu'Ericsson est leader en matière de contributions de brevets (49.000), « il n'y a donc pas d'évidence que Huawei a deux ans d'avance sur ses concurrents en 5G ».

Un coup de pouce de l'administration américaine serait-il inutile ? Les opérateurs télécom restent pragmatiques. Le déploiement rapide de la 5G à coûts maîtrisés est stratégique. Une étude a montré cette année que sans les fournisseurs chinois, les déploiements coûteront 62 milliards d'euros de plus et provoquerait un retard de 18 mois en Europe. « Si nous concentrons nos efforts sur deux acteurs, je pense que c'est une position malsaine, non seulement pour nous en tant qu'industrie, mais également pour l'infrastructure nationale du pays », avait déclaré Nick Read, PDG de Vodafone en février dernier.

Sources : BFM Business, Financial Times

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Avatar de yahiko
Rédacteur/Modérateur https://www.developpez.com
Le 11/10/2019 à 7:59
Subventionner Ericsson et Nokia ? Pourquoi pas, à condition que l'argent aille dans la R&D (les ingénieurs) et pas dans la poche des dirigeants et des commerciaux...
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Avatar de Jon Shannow
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 11/10/2019 à 9:24
Citation Envoyé par pboulanger Voir le message
Subventionner des entreprises privées, ce n'est pas interdit par l'OMC? Les US ont bien fait condamner Airbus pour ça récemment, non?
Trump la loi c'est seulement quand ça l'arrange...
Pour une fois, je dirais que Trump est dans la même ligne que ses prédécesseurs. Les lois internationales ne sont valables pour les USA que si ça les arrange.
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Avatar de Christian Olivier
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 19/11/2019 à 9:38
Les États-Unis prolongent de 90 jours supplémentaires la période de grâce durant laquelle Huawei est autorisé
À faire des affaires avec les entreprises américaines

L’administration Trump a publié ce lundi un nouvel arrêté qui prolonge de 90 jours (désormais jusqu'en février 2020) « la période de grâce » durant laquelle elle autorise les entreprises américaines à faire des affaires avec l’entreprise chinoise Huawei Technologies, a récemment rapporté Reuters. Le média précise qu’en parallèle, les régulateurs américains s’attèlent à l’élaboration de nouvelles dispositions réglementaires permettant d’encadrer les entreprises de télécommunications qui présentent des risques de sécurité nationale.


Pour rappel, invoquant des préoccupations en matière de sécurité nationale l’administration Trump a pris des mesures extrêmes et sans précédent contre Huawei en mai dernier en mettant l’entreprise chinoise sous embargo. Ces mesures incluaient l’ajout du géant chinois des télécoms dans une liste noire (comme la société russe de cybersécurité Kaspersky auparavant) qui contraint les entreprises étasuniennes à ne plus faire affaire avec Huawei, à moins d’avoir une autorisation officielle préalable. Cette décision avait poussé de nombreuses entreprises technologiques américaines (Microsoft, Intel, ARM, Google…) à mettre un terme à leurs relations commerciales avec le second fabricant mondial de smartphones qui occupe près du quart du marché dans la zone EMEA.

Par la suite, le département américain du Commerce avait fini par autoriser temporairement Huawei à continuer à faire des affaires avec ses homologues américains. La période de grâce initiale avait été fixée à 90 jours. L’administration Trump vient donc simplement de renouveler le moratoire qu’elle avait accordé au géant technologique chinois, en marge du bras de fer économique qui oppose Pékin à Washington depuis plusieurs mois, un conflit dans lequel la surenchère verbale, l’arrestation de hauts responsables de multinationales de part et d’autre et la manipulation des tarifs douaniers font partie des principaux instruments de cette confrontation économique. Il faut noter que la Maison-Blanche laissait jusque-là entendre qu’elle n’accorderait qu’un sursis supplémentaire de deux semaines au géant chinois à l’expiration du premier délai.

« L’extension de la licence générale temporaire permettra aux opérateurs de continuer à desservir des clients dans certaines des régions les plus reculées des États-Unis, qui seraient autrement laissés pour compte », a expliqué le secrétaire US du Commerce Wilbur Ross. Ce dernier précisera toutefois : « le Département continuera de surveiller rigoureusement les exportations de technologies sensibles pour s’assurer que nos innovations ne sont pas exploitées par ceux qui pourraient menacer notre sécurité nationale ».

Le département du Commerce examine également la possibilité d’octroyer des licences individuelles aux entreprises américaines qui souhaiteraient continuer à faire des affaires avec des entités sur liste noire comme Huawei, en attendant la publication par ses soins du plan d’application réclamé par le président Trump.

Parallèlement à ces annonces, l’entreprise technologique Huawei a souligné que cette prolongation n’aura de toute manière aucun d’impact substantiel sur les affaires du groupe, précisant que « cette décision ne change rien au fait que Huawei continue d’être traité injustement » : malgré la répression américaine, le chiffre d’affaires de l’entreprise chinoise était en hausse de 23 % au premier semestre de 2019. La firme qui serait déjà engagée dans des pourparlers avec un certain nombre d’opérateurs de télécommunications américains au sujet de l’octroi d’une licence pour sa technologie de réseau 5G soutient par ailleurs que la décision de l’inclure dans cette fameuse liste noire a causé plus de tort aux États-Unis qu’à Huawei, notamment un préjudice économique important aux entreprises US avec lesquelles le chinois fait affaire.

En ce qui concerne les smartphones, par exemple, Huawei pourrait très bien se passer de matériels en provenance des USA pour concevoir ses appareils, mais le faire sans logiciel américain serait plus difficile. La société a déjà dû livrer son Mate 30 Pro en Europe sans les applications Google traditionnelles, ce qui en fait l’un des rares smartphones Android du marché à être livré sans Google Maps, Gmail, YouTube, et la Play Store (qui donne accès à 2,8 millions d’applications Android). L’entreprise essaye malgré tout de mettre en avant différentes alternatives pour compenser : Huawei Mobile Services et HarmonyOS en sont de parfaits exemples. Mais il faudra encore du temps au groupe pour que ces solutions soient parfaitement au point et mieux connues des consommateurs.

Source : Reuters

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Huawei affirme que des entreprises américaines ont manifesté leur intérêt pour l'octroi de licence pour sa technologie 5G, alors que la firme demeure sur a liste noire américaine, selon un rapport
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Avatar de pboulanger
Membre confirmé https://www.developpez.com
Le 11/10/2019 à 8:58
Subventionner des entreprises privées, ce n'est pas interdit par l'OMC? Les US ont bien fait condamner Airbus pour ça récemment, non?
Trump la loi c'est seulement quand ça l'arrange...
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Avatar de Stan Adkens
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 20/10/2019 à 20:48
Huawei affirme que des entreprises américaines ont manifesté leur intérêt pour l'octroi de licence pour sa technologie 5G,
Alors que la firme demeure sur a liste noire américaine, selon un rapport

Alors que le géant chinois de la technologie Huawei est toujours sous le coup des sanctions américaines, la firme serait actuellement engagée dans des pourparlers préliminaires avec certains opérateurs de télécommunications américains au sujet de l'octroi d'une licence pour sa technologie de réseau de cinquième génération (5G), a révélé un nouveau rapport de Reuters. Le géant mondial des télécommunications, qui avait annoncé qu’il continuerait à développer sa technologie malgré les difficultés, a parié ses chances de succès aux Etats-Unis sur l'octroi d'une licence pour sa technologie de réseau 5G à des opérateurs télécom américains.

Selon Reuters, Vincent Pang, vice-président sénior et directeur du conseil d'administration de l'entreprise, a déclaré que certaines entreprises américaines avaient exprimé leur intérêt pour une opération à long terme ou un transfert unique, sans donner plus de détails sur les noms ni le nombre des sociétés concernées. Lors d’une visite à Washington plus tôt cette semaine, M. Pang a déclaré ceci :

« Il y a des entreprises qui nous parlent, mais il faudrait un long voyage pour vraiment tout finaliser ». « Ils ont montré de l'intérêt », a-t-il ajouté. M. Pang a aussi indiqué que les conversations ne datent que de quelques semaines et n'ont pas encore atteint un niveau détaillé.


Les entreprises auraient entamé des discussions avec Huawei alors que la société chinoise est toujours sur la liste noire commerciale américaine. En mai dernier, le ministère américain du Commerce a ajouté le plus grand fournisseur mondial d'équipement de télécommunications et 70 autres entreprises alliées sur cette liste, les interdisant de faire affaire avec les entreprises américaines sans licence spéciale. Les raisons évoquées étaient d’ordre de la sécurité nationale, Huawei étant soupçonné d’être en lien avec les autorités, l’armée, le renseignement chinois, et le gouvernement américain craignant que l'équipement Huawei puisse être utilisé à des fins d’espionnage.

Washington a également porté des accusations criminelles contre l'entreprise, alléguant des fraudes bancaires, des violations des sanctions américaines contre l'Iran et des vols de secrets commerciaux. Huawei a plusieurs à plusieurs reprises nié ces accusations, mais cela n’a rien changé jusqu’à présent. Selon Reuters, les règles qui devaient être publiées par le ministère du Commerce au début de ce mois devraient effectivement bannir l'entreprise de la chaîne d'approvisionnement des télécommunications aux États-Unis.

Le gouvernement américain a mené une campagne en fin de l’année dernière pour convaincre ses alliés d’interdire Huawei du processus de mise en place de leurs réseaux 5G. Mais alors que le président américain Donald Trump a annoncé en avril que la course à la 5G est ouverte et que l'Amérique doit gagner, le fait est qu'il n'y a actuellement aucun fournisseur américain de réseaux 5G. Outre Huawei, les seuls autres fournisseurs 5G sont les sociétés européennes Nokia et Ericsson, qui pratiquent des prix beaucoup plus élevés que Huawei, selon Reuters.

Les sanctions ont impacté durement les activités internationales de Huawei, mais les firmes américaines en souffrent aussi. Selon un rapport du New York Times qui date de juin, les entreprises américaines de technologie contournaient l’interdiction du gouvernement américain pour continuer de vendre des composants au géant chinois des télécommunications. De nouvelles entreprises d’intelligence artificielle chinoises, clients des sociétés américaines, ont également été ajoutées à la liste noire plus tôt ce mois, pour sanctionner Pékin pour son mauvais traitement des minorités musulmanes, a rapporté Reuters.

Huawei avait proposé de concéder sous licence sa technologie 5G à des sociétés américaines

Ce nouveau développement est intervenu dans l’affaire après que Ren Zhengfei, PDG et fondateur de la société, ait proposé le mois dernier, lors d'une interview accordée au New York Times, de concéder sous licence sa technologie 5G à des sociétés américaines afin qu'elles puissent développer leur propre industrie 5G. En effet, M. Zhengfei a proposé cette offre, permettant de concéder sous licence sa technologie avec une redevance unique comprenant l'accès au brevet 5G de Huawei, les licences, le code et le support.

Dans l’interview, M. Zhengfei avait dit qu’ « Il n'y a aucune restriction sur ce dont nous serions prêts à discuter avec le ministère de la Justice ». « Huawei est ouvert à partager nos technologies et techniques 5G avec des entreprises américaines afin qu'elles puissent développer leur propre industrie 5G. Cela créerait une situation équilibrée entre la Chine, les États-Unis et l'Europe », a-t-il ajouté.


Cette offre pourrait permettre à l'acheteur de modifier le code source, ce qui signifie que ni Huawei ni le gouvernement chinois n'auraient le contrôle d'aucune infrastructure de télécommunications construite à l'aide des équipements produits par la nouvelle société. Pourtant, aux Etats-Unis, une telle idée sera impopulaire étant donné la guerre commerciale qui fait rage entre Washington et Pékin depuis plusieurs mois déjà, et les problèmes avec Huawei. Dans une interview accordée à Reuters le mois dernier, un représentant du département d'État a exprimé son scepticisme à l'égard de l'offre du fondateur de Huawei.

« Il n'est tout simplement pas réaliste que les opérateurs adoptent cet équipement et gèrent ensuite tous les logiciels et le matériel eux-mêmes », a déclaré la personne. « S'il y a des bogues logiciels qui sont intégrés au logiciel initial, il n'y a aucun moyen de savoir s'ils sont présents et ils pourraient être activés à tout moment, même si le code logiciel est remis aux opérateurs mobiles », a ajouté le responsable.

Plus tôt cette année, l’opérateur de télécommunication britannique Vodafone avait constaté que des vulnérabilités étaient présentes dans les équipements Huawei depuis un bon bout de temps et pourraient permettre, entre temps, au fournisseur d’avoir accès à certaines installations de Vodafone en Italie et dans d'autres pays d'Europe. Vodafone avait interrompu le déploiement de l'équipement Huawei dans ses réseaux centraux en janvier, en attendant que les gouvernements occidentaux accordent à l'entreprise chinoise une autorisation de sécurité complète. Ces failles de sécurité avaient été constatées pour la première fois dans les équipements fournis par la société chinoise à l’activité italienne de Vodafone en 2011.

Bien que M. Zhengfei ait fait une offre exceptionnellement généreuse pour sortir de l'impasse avec les États-Unis et que les opérateurs de télécommunications américains aient exprimé leur intérêt, il est toujours possible que les pourparlers préliminaires s'enlisent pour plusieurs autres raisons, étant donné le contexte actuel. M. Pang n’a pas non plus voulu prédire si un éventuel accord pourrait être signé. Toutefois, il a averti que l'investissement en recherche et développement nécessaire pour améliorer continuellement la plateforme après un transfert unique de Huawei serait très coûteux pour les entreprises. Cependant, l’offre de Huawei n’est-elle pas une meilleure option pour les opérateurs américains ?

Source : Reuters

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Avatar de yahiko
Rédacteur/Modérateur https://www.developpez.com
Le 02/12/2019 à 8:23
Les Américains doivent se demander s'ils sont vraiment gagnants dans cette histoire.
Plutôt qu'une attitude dure envers Huawei, je pense qu'ils auraient pu obtenir plus de transparence et de garanties sur les sujets de sécurité (il reste probable que Huawei ait entrepris des actions qui s'apparente à de l'intelligence, ce ne serait pas la première fois pour une entreprise chinoise), tout en maintenant la dépendance de la firme chinoise aux technologies américaines.

Maintenant, en l'état actuel des choses, ce n'est pas une mauvaise chose pour nous les Européens. Cela créera plus de choix pour tout le monde, des prix sans doute plus compétitif et un rapport de force plus favorable sur les sujets de la tech et avec les GAFAM. Je pense aux sujets liés à l'évasion fiscales, la privacy, ou les abus de position dominante.
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