Huawei se prépare à une baisse de 40 % à 60 % des ventes internationales de smartphones,
Malgré le lancement de Honor 20, selon un rapport

Le , par Stan Adkens

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Un mois après avoir été mis sur la liste noire commerciale américaine, les activités internationales du géant chinois des technologies de l'information et de la communication, Huawei, continue à s’ajuster en fonction de l’interdiction des Etats-Unis. Selon un rapport de Bloomberg publié le dimanche, l’entreprise se préparerait à une baisse de 40 % à 60 % des livraisons internationales de smartphones. Selon des personnes qui connaissent bien la question que Bloomberg a citées dans son rapport, les responsables marketing et commerciaux de Huawei Technologies Co Ltd s'attendent en interne à une baisse des volumes de l'ordre de 40 à 60 millions de smartphones cette année. Toutefois, les fabricants de puces américains, dont Huawei était l’un des plus gros clients, seraient en train de faire discrètement pression pour assouplir l'interdiction de Huawei.

L'entreprise chinoise serait même en train d’examiner des options qui incluent la vente de son tout dernier modèle de smartphone, Honor 20. Selon le rapport, l'appareil commencera à être commercialisé dans certaines parties de l'Europe, y compris en Grande-Bretagne et en France, le 21 juin, selon le rapport. Les dirigeants surveilleront le lancement et pourraient interrompre les livraisons si les ventes sont médiocres, selon Bloomberg.


Huawei est un fabricant de téléphones qui compte en termes de ses ventes internationales. En 2018, la société chinoise a vendu 206 millions de téléphones, et cette prévision de baisse représente près de la moitié de cette vente. Aussi, le nouveau modèle Honor 20 que Huawei est en train de planifier la vente dans une partie de l’Europe, fonctionne sur le logiciel Android 9 le plus avancé et est alimenté par la puce Kirin de l'entreprise elle-même. Mais bien qu’elle n’a pas besoin des processeurs Qualcomm, l'interdiction américaine entravera la capacité des consommateurs à mettre le système d’exploitation à jour ou à télécharger les dernières applications de Google. Ce qui contribue à l’incertitude dans des ventes de Honor 20 en particulier et de l’ensemble des smartphones de Huawei en général.

Selon Tom Kang, analyste de Counterpoint, dans un rapport publié à la suite de l'interdiction : « Huawei perdra l'accès à Play Store et aux principales applications Google comme YouTube et Gmail. Les utilisateurs devront s’écarter ou chercher d'autres App Stores ». « L'impact sur les marchés émergents sera variable. Cependant, l'Europe, le Japon et l'Amérique latine seront durement touchés », a-t-il ajouté. Selon Bloomberg, pour atténuer l’impact du déclin à l'étranger, Huawei vise à conquérir jusqu'à la moitié du marché chinois des smartphones en 2019.

Les difficultés de la plus grande entreprise d'équipement de télécommunications du monde se sont accentuées en mai dernier lorsque le gouvernement américain l’a inscrite sur une liste noire commerciale qui interdit aux fournisseurs américains de faire affaire avec elle en raison de ce que Washington appelle des préoccupations en matière de sécurité nationale. L'interdiction est survenue peu après l'échec des pourparlers visant à mettre fin à une querelle commerciale qui a duré des mois entre la Chine et les États-Unis.

Le fondateur et directeur général de Huawei, Ren Zhengfei, avait réagi aux restrictions en déclarant que l’interdiction « pourrait ralentir, mais seulement légèrement » la croissance de l'entreprise. Un peu plus tôt cette année, l’entreprise s’était lancée dans une campagne pour se faire une meilleure image lorsque les Etats-Unis ont demandé à leurs alliés de boycotter ses équipements télécoms. M. Zhengfei avait dit à l’époque lors d’une interview accordée à BBC à la suite de l'arrestation de Meng Wanzhou, directeur financier de Huawei et sa fille :

« Il n'y a aucun moyen pour que les Etats-Unis puissent nous écraser ». « Le monde ne peut pas nous quitter parce que nous sommes plus avancés. Même s'ils persuadent d'autres pays de ne pas nous utiliser temporairement, on peut toujours réduire un peu les choses. », a-t-il ajouté.

Toutefois, une interdiction américaine similaire à l'encontre de ZTE Corp, une autre entreprise chinoise, a presque paralysé les activités la société en début de l'année dernière, avant qu’elle ne soit levée. Mais, selon le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin, le président Trump pourrait peut-être relâcher un peu dans l’interdiction contre Huawei si les négociations commerciales avancent. Par ailleurs, les fabricants américains de puces seraient en train de faire discrètement pression pour assouplir l'interdiction du Huawei, selon Reuters.

Les fabricants de puces américains font discrètement pression pour assouplir l'interdiction du Huawei

Selon Reuters, les responsables des fournisseurs américains de puces de Huawei, Intel et Xilinx Inc, ont assisté à une réunion à la fin de mai avec le ministère du Commerce pour discuter d'une réponse au placement de Huawei sur la liste noire. Selon quatre sources d’information de Reuters, Qualcomm aurait également fait pression sur le Département du Commerce à ce sujet.


Selon ces fabricants de puces, les unités de l’entreprise chinoise qui vendent des produits tels que les smartphones et les serveurs informatiques utilisent des pièces couramment disponibles et il est peu probable qu'elles présentent les mêmes problèmes de sécurité que l'équipement réseau 5G de la société technologique Huawei. Pour rappel, l’ajout de Huawei sur la liste noire américaine interdit aux fournisseurs américains de faire affaire avec Huawei à cause des questions de sécurité nationale. « Il ne s'agit pas d'aider Huawei. Il s'agit de prévenir les préjudices aux entreprises américaines », a déclaré l'une des sources d’information de Reuters.

Qualcomm souhaite pouvoir continuer à vendre ses puces à Huawei pour des appareils courants comme les téléphones et les montres intelligentes, a déclaré une personne familière avec la situation de l'entreprise. En effet, les fabricants américains de puces sont parmi les principaux fournisseurs de Huawei. Selon Reuters, sur les 70 milliards de dollars dépensés par Huawei pour l'achat de composants en 2018, 11 milliards de dollars sont allés à des entreprises américaines comme Qualcomm, Intel et Micron Technology Inc.

Selon Reuters, la Semiconductor Industry Association (SIA), une association professionnelle et un groupe de lobbying, a reconnu avoir organisé des consultations avec le gouvernement américain au nom de ces entreprises pour les aider à se conformer à l'interdiction et informer les fonctionnaires de l'impact de celle-ci sur ces dernières. Goodrich, vice-président de la politique mondiale de la SIA a déclaré : « Pour les technologies qui ne sont pas liées à la sécurité nationale, il semble qu'elles ne devraient pas entrer dans le champ d'application de l'ordonnance. Et nous avons transmis cette perspective au gouvernement ».

Mais, Andrew Williamson, vice-président des affaires publiques de Huawei, dans une interview accordée au Mexique, a déclaré que l'entreprise n'avait demandé à personne de faire du lobbying en son nom. « Ils le font par leur propre volonté parce que, pour beaucoup d'entre eux, Huawei est l'un de leurs principaux clients », a-t-il dit, avant d’ajouter que les fabricants de puces savaient que le fait de couper Huawei pourrait avoir des conséquences « catastrophiques » pour eux.

En dehors des fabricants de puces, d’autres entreprises ont plaidé pour pouvoir continuer leurs activités commerciales avec Huawei, dont Google. Reuters a rapporté que le géant de la Silicon Valley a également plaidé pour qu'il puisse continuer à vendre son matériel, ses logiciels et ses services techniques à l’entreprise chinoise qui est actuellement sous le coup de l’interdiction américaine, a déclaré le président de Huawei, Liang Hua, aux journalistes en Chine plus tôt ce mois-ci.

Huawei lui-même a fait très peu de lobbying traditionnel à Washington sur la question. Selon les sources d’information de Reuters, depuis un mois que l’entreprise a été mise sur la liste noire, Huawei n'a pas encre échangé avec le gouvernement des États-Unis à ce sujet. Mais l’entreprise a envisagé d'envoyer une lettre au ministère du Commerce, selon les sources d’information. « Nous n'avons tout simplement aucun moyen de communication », a déclaré M. Liang aux journalistes plus tôt ce mois-ci. Selon des analystes, cette réponse du président de Huawei marque la reconnaissance de la baisse de l’influence de Huawei auprès de l'administration Trump, qui a lancé une campagne mondiale contre l'entreprise.

« Huawei ne sait pas ce qu'il doit faire par la suite », a déclaré Jim Lewis, un cyberexpert du Center for Strategic and International Studies de Washington. « Il est dans une très mauvaise position aux États-Unis. Personne ne cherche à faire une faveur à Huawei », a-t-il ajouté.

Malgré cela, l'interdiction a eu également de réelles répercussions du côté des entreprises américaines. Au-delà de celles qui plaident auprès du ministère américain du Commerce pour continuer à vendre leurs produits à Huawei, certaines mesurent l’ampleur à venir de cette décision américaine. Broadcom, qui développe des semi-conducteurs utilisés dans divers équipements de télécommunications, a prévu que les tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine et l'interdiction du Huawei feraient chuter ses ventes de 2 milliards dollars cette année.

Pour l’heure, Huawei pourrait continuer à acheter des produits américains à cause d’une licence générale temporaire que le Département du Commerce a promis le 20 mai dernier, quelques jours seulement après la mise en place de l'interdiction. Cette décision est intervenue afin d'aider les clients existants de Huawei à maintenir la fiabilité des réseaux et des équipements.

Selon Bloomberg, la part de marché des smartphones de Huawei en Chine pourrait atteindre 45 % contre une estimation précédente qui se situait entre 30 % et 35 %, grâce à « une stratégie de vente plus proactive » mise en œuvre après l'interdiction de Trump, a écrit Ming-Chi Kuo, analyste de TF International dans un rapport mercredi.

Source : Bloomberg, Reuters

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Le 27/06/2019 à 13:49
Les sociétés américaines de technologie contournent l’interdiction de Trump
Pour continuer à vendre les composants à Huawei, selon un rapport

Une ordonnance de l’administration Trump interdisant la vente de la technologie américaine à Huawei et ses alliés est en vigueur, mais selon un rapport du New York Times publié le mardi, les entreprises américaines de technologie continuent de vendre des composants au géant chinois des télécommunications. En effet, les fabricants américains de puces et d'autres entreprises ont trouvé des moyens de poursuivre les ventes qui leur permettent d’outrepasser les sanctions en vendant des produits fabriqués en dehors des États-Unis, a indiqué le journal en citant des sources anonymes.

Selon les sources du quotidien new-yorkais, les fabricants de composants Intel et Micron profitent d'une disposition concernant la façon dont les marchandises sont étiquetées pour les expédier à Huawei, car les marchandises produites à l'étranger par des entreprises américaines ne sont pas toujours considérées comme fabriquées aux États-Unis. Les composants ont commencé à être expédiés à Huawei il y a trois semaines, selon le journal. Cette exemption des produits des sociétés américaines fabriqués à l'étranger pourrait permettre à Huawei de continuer à vendre des produits tels que des smartphones et des serveurs.


En mai dernier, Huawei a été ajouté à la liste noire américaine par le ministère du Commerce, empêchant l’entreprise de recevoir des composants fabriqués aux États-Unis sans l'autorisation de Washington. Bien avant, le président Donald Trump avait signé un décret exécutif interdisant l’achat ou l’utilisation de toute technologie de communication produite par des entités contrôlées par « un adversaire étranger » et susceptible de créer un « risque de sabotage indu » des systèmes de communication américains ou des « effets catastrophiques » sur l’infrastructure américaine.

L’interdiction visait essentiellement le chinois Huawei en raison des allégations selon lesquelles Huawei a des liens étroits avec le gouvernement chinois. Huawei a nié à plusieurs reprises cette accusation. Mais les restrictions imposées à Huawei ont été revues par le ministère du Commerce qui a accordé à Huawei un délai de 90 jours pour lui permettre de conserver les réseaux existants et de mettre à jour les téléphones, tablettes et autres appareils existants jusqu'à mi-août.

L’interdiction avait déjà commencé à avoir d’importants effets sur les affaires internationales du fabricant chinois de smartphones. Un peu plus tôt ce mois, Bloomberg a rapporté que Huawei se préparerait à une baisse de 40 % à 60 % des livraisons internationales de smartphones correspondant à une baisse en volume de l'ordre de 40 à 60 millions de smartphones cette année. Huawei perdra l'accès à Play Store et aux principales applications Google comme YouTube et Gmail à un moment donné. Et les utilisateurs devront chercher d'autres App Stores pour bénéficier des applications courantes ou abandonner les smartphones Huawei, si les choses ne s’arrangent pas entre Pékin et Washington. Toutefois, si Huawei peut se procurer les composants des entreprises américaines fabriqués en dehors des Etats-Unis, il pourra continuer certaines expéditions.

Le PDG de Micron, Sanjay Mehrotra, a déclaré mardi, lors d'une conférence téléphonique sur les bénéfices, qu'il avait cessé ses livraisons à Huawei le mois dernier, mais qu'il les avait reprises il y a deux semaines après avoir « déterminé que nous pourrions légalement reprendre » certaines livraisons, a rapporté le New York Times.

Vendredi dernier, John Neuffer, président de la Semiconductor Industry Association, une association professionnelle basée aux États-Unis, a déclaré que ses membres « s'engagent à respecter rigoureusement » les sanctions, mais a noté qu' « il est maintenant clair que certains articles peuvent être fournis à Huawei conformément à la liste des entités et aux règlements applicables ».

« Chaque entreprise est touchée différemment en fonction de ses produits et de sa chaîne d'approvisionnement, et chaque entreprise doit évaluer la meilleure façon d'exercer ses activités et de demeurer en conformité avec la loi », a ajouté M. Neuffer.

Mais malgré cette exemption des produits fabriqués à l’étranger, Huawei n’est pas encore tiré d’affaire, selon le journal : « Cependant, la situation de Huawei reste très incertaine », a-t-il écrit.

Plus tôt ce mois-ci, Pékin a également exercé des pressions sur les entreprises américaines. Les autorités chinoises ont déclaré qu'il créerait leur propre « liste d'entités peu fiables » pour punir les entreprises et les individus qu'il perçoit comme portant atteinte aux intérêts chinois. La semaine suivante, le principal organisme de planification économique de la Chine a convoqué des dirigeants étrangers, dont des représentants de Microsoft, Dell et Apple. Elle les a avertis que le fait de couper les ventes aux entreprises chinoises pourrait entraîner des sanctions et a laissé entendre que les entreprises devraient faire pression sur le gouvernement américain pour qu'il mette fin à ces interdictions.

Quelques jours après la réunion de Pékin, Reuters a rapporté que les fabricants de puces américains faisaient discrètement pression pour assouplir l'interdiction de Huawei.

Les responsables des fournisseurs américains de puces de Huawei, Intel et Xilinx Inc, ont assisté à une réunion à la fin du mois de mai avec le ministère du Commerce pour discuter d'une réponse au placement de Huawei sur la liste noire, a écrit Reuters. Selon quatre sources d’information de Reuters, Qualcomm aurait également fait pression sur le Département du Commerce à ce sujet.

Selon Reuters, les fabricants de puces ont dit au département du Commerce que les unités de l’entreprise chinoise qui vendent des produits tels que les smartphones et les serveurs informatiques utilisent des pièces couramment disponibles et il est peu probable qu'elles présentent les mêmes problèmes de sécurité que l'équipement réseau 5G de la société technologique Huawei.

Le Département du Commerce ainsi que Micron et Huawei n'ont pas répondu immédiatement à une demande de commentaires de Reuters. Quant à Intel, il a refusé de commenter, d’après Reuters.

Source : The New York Times

Et vous ?

Qu’en pensez-vous ?
Loi possibilité de vendre aux entreprises chinoises les composants fabriqués en dehors des Etats-Unis ne va-t-elle pas inciter les entreprises américaines à développer leur chaine d’approvisionnement à l’étranger ?

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Le 01/07/2019 à 11:46
G20 : l'administration Trump autorise les ventes américaines à Huawei,
tandis que la Chine et les États-Unis reprennent les négociations commerciales

Samedi 29 juin, en marge du G20, à Osaka (Japon) Donald Trump et Xi Jinping ont convenu de relancer les négociations commerciales.

« D’énormes changements se sont produits dans la situation internationale et les relations entre la Chine et les États-Unis, mais un fait de base demeure inchangé : la Chine et les États-unis bénéficient toutes les deux de la coopération et perdent toutes les deux dans des affrontements. La coopération et le dialogue sont mieux que les frictions et les affrontements », a souligné le Président chinois.

S’adressant à Donald Trump devant les journalistes, il a ajouté « récemment, monsieur le Président, vous et moi avons eu une communication fermée via des appels téléphoniques et échanges de lettres. Aujourd’hui, je suis préparé à échanger des points de vue avec vous sur l’issue fondamentale que représente la croissance de la relation entre la Chine et les États-unis afin de déterminer la direction que prendra notre relation dans la période à venir pour une relation basée sur coordination, la coopération et la stabilité »

De son côté, le Président américain a déclaré « j’ai hâte de travailler avec vous car, comme vous le savez, nous avons eu une excellente rencontre ». Il a continué en disant « Je pense que nous sommes très proches, mais quelque chose s’est produit qui nous a un peu éloigné mais cela serait historique si nous pouvions avoir un accord Fair Trade. Nous sommes totalement ouvert à cette finalité, je sais que vous l’êtes également et tous vos représentants ont travaillé très dur avec nos représentants et je puis avancer que cette rencontre sera très productive ».


En échange d'une flexibilité sur Huawei, Trump a déclaré que la Chine avait accepté de gros achats de produits agricoles américains « presque immédiatement ». Mais il n'a révélé aucune précision et les responsables chinois n'ont pas confirmé l'offre. « Nous avons discuté de beaucoup de choses et nous sommes de retour sur la bonne voie », a déclaré Trump. « Nous allons voir ce qui se passe »

Selon l'agence officielle chinoise Xinhua, les négociations, qui avaient été brutalement interrompues en mai, vont reprendre et Washington a levé sa menace d'imposer de nouvelles taxes à l'importation, qui auraient frappé la totalité des plus de 500 milliards de dollars de biens chinois achetés chaque année par les Etats-Unis.

Mais les taxes déjà en vigueur, qui concernent près de la moitié des exportations chinoises vers les Etats-Unis, près de 250 milliards de dollars, ne sont pas levées pour autant. Et sur le fond, les différends concernant notamment la propriété intellectuelle ou les nouvelles technologies stratégiques n'ont pas été réglés.

En mai, Trump a signé un décret autorisant le gouvernement américain à bloquer les ventes des entreprises américaines à des entreprises étrangères considérées comme un risque pour la sécurité. On ne sait pas tout de suite quelles sont les mesures - ou le cas échéant - qui ont été prises pour lever la restriction sur les ventes à la société de technologie chinoise assiégée. Selon le Washington Post, Trump a déclaré à la presse qu'il rencontrerait des responsables américains dans le but d'alléger la pression sur Huawei, mais qu'ils n'avaient pas encore pris la décision formelle de les lever, tandis que le Wall Street Journal rapporte qu'il a indiqué que les deux pays ne vont pas évoquer les conditions entourant la levée de restrictions sur Huawei jusqu'à la fin des négociations.

Les fonctionnaires de la Maison Blanche ont clarifié les propos du président dimanche. Larry Kudlow, président du Conseil économique national, a déclaré dimanche à Fox News que le département du Commerce « accordera quelques licences supplémentaires là où il y a une disponibilité générale » des pièces nécessaires, et que « les préoccupations en matière de sécurité nationale resteront primordiales ».

Huawei est pris dans la plus grande guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine. Bien que les deux pays se soient mutuellement taxés, les responsables américains de la sécurité ont mis en garde sur la possibilité que la compagnie de télécommunications maintienne des liens avec le gouvernement chinois et que cela puisse représenter une menace pour la sécurité des États-Unis. L’ordre exécutif de Trump a provoqué des maux de tête immédiats pour Huawei: Google a retiré la licence Android de la société, les fabricants de puces ont cessé de fournir des pièces, Microsoft a cessé de vendre des ordinateurs portables Huawei et la société n’est pas autorisée à utiliser des cartes microSD dans ses appareils.


Huawei n'a pas tardé à réagir. l'équipementier chinois a encouragé les développeurs à rejoindre AppGallery, sa plateforme officielle de distribution d‘applications Android. Mais le chinois a également montré qu'il pouvait aller plus loin et a envisagé de lancer son propre système d'exploitation, qui est en développement depuis 2012 et pourrait s'appeler "Hongmeng” pour le marché chinois et “Oak” à l’extérieur de la Chine (c’est en tout cas un nom qu’a déposé Huawei auprès de Office de l’Union européenne pour la propriété intellectuelle (EUIPO) le 24 mai 2018). Des informations à ce sujets ont fusé et laissaient entendre que cette option est envisagée comme ultime recours si Android est définitivement supprimé en tant qu'option pour ses clients possédant un smartphone.

Le président Donald Trump a-t-il renoncé à imposer ses nouvelles taxes sous la pression des milieux d'affaires américains, qui y sont opposés car elles affaiblissent également l'économie américaine ? S'agit-il d'un véritable geste envers les Chinois ou d'une volte-face stratégique ? Quoi qu’il en soit, aucun calendrier pour la reprise des discussions n'a été communiqué. En effet, Trump n'a pas annoncé la date à laquelle son négociateur en chef, le représentant américain au Commerce, Robert E. Lighthizer, va rencontrer le vice-Premier ministre chinois Liu He, qui dirige l’équipe de négociation de Beijing. Le président n'a également fixé aucune nouvelle date butoir pour parvenir à un accord.

Les deux hommes répètent ainsi le scénario du dernier G20, en Argentine fin 2018. Ils avaient alors suspendu les hostilités pour quelques mois, afin de reprendre les négociations commerciales approfondies... lesquelles avaient cependant tourné court.

D'ailleurs, pour Ely Ratner, assistant de sécurité nationale du vice-président Joe Biden « Il s'agit d'une trêve temporaire ». Selon lui, « Ils ne sont pas en voie de résoudre les problèmes fondamentaux au centre du conflit ».

Les deux parties sont divisées sur la question de savoir si et comment rapidement supprimer les barrières commerciales qu’elles ont érigées au cours de l’année écoulée, ainsi que les dispositions visant à faire appliquer un accord et les détails de l’augmentation des commandes chinoises de produits agricoles, énergétiques et industriels américains. « Les deux parties ne font que gagner du temps », a déclaré Scott Kennedy, conseiller pour la Chine au Center for Strategic and International Studies. « Je ne vois pas cela comme une sorte d'avancée ».

Source : Washington Post, WSJ, Reuters

Et vous ?

Qu'en pensez-vous ? Trêve temporaire et fortuite ou véritable avancée dans les échanges commerciaux entre la Chine et les USA ?
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Avatar de CoderInTheDark
Membre expérimenté https://www.developpez.com
Le 29/06/2019 à 7:19
Dans les années 90 les entreprises américaines ne se privaient pas de vendre à l'Irak.
A l'époque elles passaient par leurs filiales chinoises, un pied de nez de l'histoire.

C'est surtout que l'oncle Sam impose sa loi aux autres pays comme un petit caïde de cours de récréation.
Je veux plus lui parler, si vous faîtes pareille vous casse la figure
Les entreprise françaises vont encore sefaire avoir
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Avatar de tes49
Membre averti https://www.developpez.com
Le 17/06/2019 à 12:40
Salut

La baisse est en effet déjà commencée, par le fait de n'avoir les mises à jour du système mais aussi des applications !!

Discussion à ce sujet avec un vendeur d'un grand centre commerciale, samedi dernier... Et qui déconseille tout de même d'éviter la marque Huawei...

Achat d'un smart d'une autre marque, marque déjà connue de la personne qui va l'utiliser, donc pas trop de changements...

Édit pour correction d'une faute...
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Avatar de ShigruM
Nouveau Candidat au Club https://www.developpez.com
Le 17/06/2019 à 14:16
ils n'ont qu'a baisser leurs prix, le P30 pro à 500€ il se vendra tres bien
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