Huawei se prépare à une baisse de 40 % à 60 % des ventes internationales de smartphones,
Malgré le lancement de Honor 20, selon un rapport

Le , par Stan Adkens

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Un mois après avoir été mis sur la liste noire commerciale américaine, les activités internationales du géant chinois des technologies de l'information et de la communication, Huawei, continue à s’ajuster en fonction de l’interdiction des Etats-Unis. Selon un rapport de Bloomberg publié le dimanche, l’entreprise se préparerait à une baisse de 40 % à 60 % des livraisons internationales de smartphones. Selon des personnes qui connaissent bien la question que Bloomberg a citées dans son rapport, les responsables marketing et commerciaux de Huawei Technologies Co Ltd s'attendent en interne à une baisse des volumes de l'ordre de 40 à 60 millions de smartphones cette année. Toutefois, les fabricants de puces américains, dont Huawei était l’un des plus gros clients, seraient en train de faire discrètement pression pour assouplir l'interdiction de Huawei.

L'entreprise chinoise serait même en train d’examiner des options qui incluent la vente de son tout dernier modèle de smartphone, Honor 20. Selon le rapport, l'appareil commencera à être commercialisé dans certaines parties de l'Europe, y compris en Grande-Bretagne et en France, le 21 juin, selon le rapport. Les dirigeants surveilleront le lancement et pourraient interrompre les livraisons si les ventes sont médiocres, selon Bloomberg.


Huawei est un fabricant de téléphones qui compte en termes de ses ventes internationales. En 2018, la société chinoise a vendu 206 millions de téléphones, et cette prévision de baisse représente près de la moitié de cette vente. Aussi, le nouveau modèle Honor 20 que Huawei est en train de planifier la vente dans une partie de l’Europe, fonctionne sur le logiciel Android 9 le plus avancé et est alimenté par la puce Kirin de l'entreprise elle-même. Mais bien qu’elle n’a pas besoin des processeurs Qualcomm, l'interdiction américaine entravera la capacité des consommateurs à mettre le système d’exploitation à jour ou à télécharger les dernières applications de Google. Ce qui contribue à l’incertitude dans des ventes de Honor 20 en particulier et de l’ensemble des smartphones de Huawei en général.

Selon Tom Kang, analyste de Counterpoint, dans un rapport publié à la suite de l'interdiction : « Huawei perdra l'accès à Play Store et aux principales applications Google comme YouTube et Gmail. Les utilisateurs devront s’écarter ou chercher d'autres App Stores ». « L'impact sur les marchés émergents sera variable. Cependant, l'Europe, le Japon et l'Amérique latine seront durement touchés », a-t-il ajouté. Selon Bloomberg, pour atténuer l’impact du déclin à l'étranger, Huawei vise à conquérir jusqu'à la moitié du marché chinois des smartphones en 2019.

Les difficultés de la plus grande entreprise d'équipement de télécommunications du monde se sont accentuées en mai dernier lorsque le gouvernement américain l’a inscrite sur une liste noire commerciale qui interdit aux fournisseurs américains de faire affaire avec elle en raison de ce que Washington appelle des préoccupations en matière de sécurité nationale. L'interdiction est survenue peu après l'échec des pourparlers visant à mettre fin à une querelle commerciale qui a duré des mois entre la Chine et les États-Unis.

Le fondateur et directeur général de Huawei, Ren Zhengfei, avait réagi aux restrictions en déclarant que l’interdiction « pourrait ralentir, mais seulement légèrement » la croissance de l'entreprise. Un peu plus tôt cette année, l’entreprise s’était lancée dans une campagne pour se faire une meilleure image lorsque les Etats-Unis ont demandé à leurs alliés de boycotter ses équipements télécoms. M. Zhengfei avait dit à l’époque lors d’une interview accordée à BBC à la suite de l'arrestation de Meng Wanzhou, directeur financier de Huawei et sa fille :

« Il n'y a aucun moyen pour que les Etats-Unis puissent nous écraser ». « Le monde ne peut pas nous quitter parce que nous sommes plus avancés. Même s'ils persuadent d'autres pays de ne pas nous utiliser temporairement, on peut toujours réduire un peu les choses. », a-t-il ajouté.

Toutefois, une interdiction américaine similaire à l'encontre de ZTE Corp, une autre entreprise chinoise, a presque paralysé les activités la société en début de l'année dernière, avant qu’elle ne soit levée. Mais, selon le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin, le président Trump pourrait peut-être relâcher un peu dans l’interdiction contre Huawei si les négociations commerciales avancent. Par ailleurs, les fabricants américains de puces seraient en train de faire discrètement pression pour assouplir l'interdiction du Huawei, selon Reuters.

Les fabricants de puces américains font discrètement pression pour assouplir l'interdiction du Huawei

Selon Reuters, les responsables des fournisseurs américains de puces de Huawei, Intel et Xilinx Inc, ont assisté à une réunion à la fin de mai avec le ministère du Commerce pour discuter d'une réponse au placement de Huawei sur la liste noire. Selon quatre sources d’information de Reuters, Qualcomm aurait également fait pression sur le Département du Commerce à ce sujet.


Selon ces fabricants de puces, les unités de l’entreprise chinoise qui vendent des produits tels que les smartphones et les serveurs informatiques utilisent des pièces couramment disponibles et il est peu probable qu'elles présentent les mêmes problèmes de sécurité que l'équipement réseau 5G de la société technologique Huawei. Pour rappel, l’ajout de Huawei sur la liste noire américaine interdit aux fournisseurs américains de faire affaire avec Huawei à cause des questions de sécurité nationale. « Il ne s'agit pas d'aider Huawei. Il s'agit de prévenir les préjudices aux entreprises américaines », a déclaré l'une des sources d’information de Reuters.

Qualcomm souhaite pouvoir continuer à vendre ses puces à Huawei pour des appareils courants comme les téléphones et les montres intelligentes, a déclaré une personne familière avec la situation de l'entreprise. En effet, les fabricants américains de puces sont parmi les principaux fournisseurs de Huawei. Selon Reuters, sur les 70 milliards de dollars dépensés par Huawei pour l'achat de composants en 2018, 11 milliards de dollars sont allés à des entreprises américaines comme Qualcomm, Intel et Micron Technology Inc.

Selon Reuters, la Semiconductor Industry Association (SIA), une association professionnelle et un groupe de lobbying, a reconnu avoir organisé des consultations avec le gouvernement américain au nom de ces entreprises pour les aider à se conformer à l'interdiction et informer les fonctionnaires de l'impact de celle-ci sur ces dernières. Goodrich, vice-président de la politique mondiale de la SIA a déclaré : « Pour les technologies qui ne sont pas liées à la sécurité nationale, il semble qu'elles ne devraient pas entrer dans le champ d'application de l'ordonnance. Et nous avons transmis cette perspective au gouvernement ».

Mais, Andrew Williamson, vice-président des affaires publiques de Huawei, dans une interview accordée au Mexique, a déclaré que l'entreprise n'avait demandé à personne de faire du lobbying en son nom. « Ils le font par leur propre volonté parce que, pour beaucoup d'entre eux, Huawei est l'un de leurs principaux clients », a-t-il dit, avant d’ajouter que les fabricants de puces savaient que le fait de couper Huawei pourrait avoir des conséquences « catastrophiques » pour eux.

En dehors des fabricants de puces, d’autres entreprises ont plaidé pour pouvoir continuer leurs activités commerciales avec Huawei, dont Google. Reuters a rapporté que le géant de la Silicon Valley a également plaidé pour qu'il puisse continuer à vendre son matériel, ses logiciels et ses services techniques à l’entreprise chinoise qui est actuellement sous le coup de l’interdiction américaine, a déclaré le président de Huawei, Liang Hua, aux journalistes en Chine plus tôt ce mois-ci.

Huawei lui-même a fait très peu de lobbying traditionnel à Washington sur la question. Selon les sources d’information de Reuters, depuis un mois que l’entreprise a été mise sur la liste noire, Huawei n'a pas encre échangé avec le gouvernement des États-Unis à ce sujet. Mais l’entreprise a envisagé d'envoyer une lettre au ministère du Commerce, selon les sources d’information. « Nous n'avons tout simplement aucun moyen de communication », a déclaré M. Liang aux journalistes plus tôt ce mois-ci. Selon des analystes, cette réponse du président de Huawei marque la reconnaissance de la baisse de l’influence de Huawei auprès de l'administration Trump, qui a lancé une campagne mondiale contre l'entreprise.

« Huawei ne sait pas ce qu'il doit faire par la suite », a déclaré Jim Lewis, un cyberexpert du Center for Strategic and International Studies de Washington. « Il est dans une très mauvaise position aux États-Unis. Personne ne cherche à faire une faveur à Huawei », a-t-il ajouté.

Malgré cela, l'interdiction a eu également de réelles répercussions du côté des entreprises américaines. Au-delà de celles qui plaident auprès du ministère américain du Commerce pour continuer à vendre leurs produits à Huawei, certaines mesurent l’ampleur à venir de cette décision américaine. Broadcom, qui développe des semi-conducteurs utilisés dans divers équipements de télécommunications, a prévu que les tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine et l'interdiction du Huawei feraient chuter ses ventes de 2 milliards dollars cette année.

Pour l’heure, Huawei pourrait continuer à acheter des produits américains à cause d’une licence générale temporaire que le Département du Commerce a promis le 20 mai dernier, quelques jours seulement après la mise en place de l'interdiction. Cette décision est intervenue afin d'aider les clients existants de Huawei à maintenir la fiabilité des réseaux et des équipements.

Selon Bloomberg, la part de marché des smartphones de Huawei en Chine pourrait atteindre 45 % contre une estimation précédente qui se situait entre 30 % et 35 %, grâce à « une stratégie de vente plus proactive » mise en œuvre après l'interdiction de Trump, a écrit Ming-Chi Kuo, analyste de TF International dans un rapport mercredi.

Source : Bloomberg, Reuters

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Quel commentaire faites-vous sur l’avenir du segment smartphone de Huawei ?
Selon vous, quel sera l’impact réel de l’interdiction de Huawei sur les entreprises US si un accord n’est pas trouvé ?

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Le 27/06/2019 à 13:49
Les sociétés américaines de technologie contournent l’interdiction de Trump
Pour continuer à vendre les composants à Huawei, selon un rapport

Une ordonnance de l’administration Trump interdisant la vente de la technologie américaine à Huawei et ses alliés est en vigueur, mais selon un rapport du New York Times publié le mardi, les entreprises américaines de technologie continuent de vendre des composants au géant chinois des télécommunications. En effet, les fabricants américains de puces et d'autres entreprises ont trouvé des moyens de poursuivre les ventes qui leur permettent d’outrepasser les sanctions en vendant des produits fabriqués en dehors des États-Unis, a indiqué le journal en citant des sources anonymes.

Selon les sources du quotidien new-yorkais, les fabricants de composants Intel et Micron profitent d'une disposition concernant la façon dont les marchandises sont étiquetées pour les expédier à Huawei, car les marchandises produites à l'étranger par des entreprises américaines ne sont pas toujours considérées comme fabriquées aux États-Unis. Les composants ont commencé à être expédiés à Huawei il y a trois semaines, selon le journal. Cette exemption des produits des sociétés américaines fabriqués à l'étranger pourrait permettre à Huawei de continuer à vendre des produits tels que des smartphones et des serveurs.


En mai dernier, Huawei a été ajouté à la liste noire américaine par le ministère du Commerce, empêchant l’entreprise de recevoir des composants fabriqués aux États-Unis sans l'autorisation de Washington. Bien avant, le président Donald Trump avait signé un décret exécutif interdisant l’achat ou l’utilisation de toute technologie de communication produite par des entités contrôlées par « un adversaire étranger » et susceptible de créer un « risque de sabotage indu » des systèmes de communication américains ou des « effets catastrophiques » sur l’infrastructure américaine.

L’interdiction visait essentiellement le chinois Huawei en raison des allégations selon lesquelles Huawei a des liens étroits avec le gouvernement chinois. Huawei a nié à plusieurs reprises cette accusation. Mais les restrictions imposées à Huawei ont été revues par le ministère du Commerce qui a accordé à Huawei un délai de 90 jours pour lui permettre de conserver les réseaux existants et de mettre à jour les téléphones, tablettes et autres appareils existants jusqu'à mi-août.

L’interdiction avait déjà commencé à avoir d’importants effets sur les affaires internationales du fabricant chinois de smartphones. Un peu plus tôt ce mois, Bloomberg a rapporté que Huawei se préparerait à une baisse de 40 % à 60 % des livraisons internationales de smartphones correspondant à une baisse en volume de l'ordre de 40 à 60 millions de smartphones cette année. Huawei perdra l'accès à Play Store et aux principales applications Google comme YouTube et Gmail à un moment donné. Et les utilisateurs devront chercher d'autres App Stores pour bénéficier des applications courantes ou abandonner les smartphones Huawei, si les choses ne s’arrangent pas entre Pékin et Washington. Toutefois, si Huawei peut se procurer les composants des entreprises américaines fabriqués en dehors des Etats-Unis, il pourra continuer certaines expéditions.

Le PDG de Micron, Sanjay Mehrotra, a déclaré mardi, lors d'une conférence téléphonique sur les bénéfices, qu'il avait cessé ses livraisons à Huawei le mois dernier, mais qu'il les avait reprises il y a deux semaines après avoir « déterminé que nous pourrions légalement reprendre » certaines livraisons, a rapporté le New York Times.

Vendredi dernier, John Neuffer, président de la Semiconductor Industry Association, une association professionnelle basée aux États-Unis, a déclaré que ses membres « s'engagent à respecter rigoureusement » les sanctions, mais a noté qu' « il est maintenant clair que certains articles peuvent être fournis à Huawei conformément à la liste des entités et aux règlements applicables ».

« Chaque entreprise est touchée différemment en fonction de ses produits et de sa chaîne d'approvisionnement, et chaque entreprise doit évaluer la meilleure façon d'exercer ses activités et de demeurer en conformité avec la loi », a ajouté M. Neuffer.

Mais malgré cette exemption des produits fabriqués à l’étranger, Huawei n’est pas encore tiré d’affaire, selon le journal : « Cependant, la situation de Huawei reste très incertaine », a-t-il écrit.

Plus tôt ce mois-ci, Pékin a également exercé des pressions sur les entreprises américaines. Les autorités chinoises ont déclaré qu'il créerait leur propre « liste d'entités peu fiables » pour punir les entreprises et les individus qu'il perçoit comme portant atteinte aux intérêts chinois. La semaine suivante, le principal organisme de planification économique de la Chine a convoqué des dirigeants étrangers, dont des représentants de Microsoft, Dell et Apple. Elle les a avertis que le fait de couper les ventes aux entreprises chinoises pourrait entraîner des sanctions et a laissé entendre que les entreprises devraient faire pression sur le gouvernement américain pour qu'il mette fin à ces interdictions.

Quelques jours après la réunion de Pékin, Reuters a rapporté que les fabricants de puces américains faisaient discrètement pression pour assouplir l'interdiction de Huawei.

Les responsables des fournisseurs américains de puces de Huawei, Intel et Xilinx Inc, ont assisté à une réunion à la fin du mois de mai avec le ministère du Commerce pour discuter d'une réponse au placement de Huawei sur la liste noire, a écrit Reuters. Selon quatre sources d’information de Reuters, Qualcomm aurait également fait pression sur le Département du Commerce à ce sujet.

Selon Reuters, les fabricants de puces ont dit au département du Commerce que les unités de l’entreprise chinoise qui vendent des produits tels que les smartphones et les serveurs informatiques utilisent des pièces couramment disponibles et il est peu probable qu'elles présentent les mêmes problèmes de sécurité que l'équipement réseau 5G de la société technologique Huawei.

Le Département du Commerce ainsi que Micron et Huawei n'ont pas répondu immédiatement à une demande de commentaires de Reuters. Quant à Intel, il a refusé de commenter, d’après Reuters.

Source : The New York Times

Et vous ?

Qu’en pensez-vous ?
Loi possibilité de vendre aux entreprises chinoises les composants fabriqués en dehors des Etats-Unis ne va-t-elle pas inciter les entreprises américaines à développer leur chaine d’approvisionnement à l’étranger ?

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Le 01/07/2019 à 11:46
G20 : l'administration Trump autorise les ventes américaines à Huawei,
tandis que la Chine et les États-Unis reprennent les négociations commerciales

Samedi 29 juin, en marge du G20, à Osaka (Japon) Donald Trump et Xi Jinping ont convenu de relancer les négociations commerciales.

« D’énormes changements se sont produits dans la situation internationale et les relations entre la Chine et les États-Unis, mais un fait de base demeure inchangé : la Chine et les États-unis bénéficient toutes les deux de la coopération et perdent toutes les deux dans des affrontements. La coopération et le dialogue sont mieux que les frictions et les affrontements », a souligné le Président chinois.

S’adressant à Donald Trump devant les journalistes, il a ajouté « récemment, monsieur le Président, vous et moi avons eu une communication fermée via des appels téléphoniques et échanges de lettres. Aujourd’hui, je suis préparé à échanger des points de vue avec vous sur l’issue fondamentale que représente la croissance de la relation entre la Chine et les États-unis afin de déterminer la direction que prendra notre relation dans la période à venir pour une relation basée sur coordination, la coopération et la stabilité »

De son côté, le Président américain a déclaré « j’ai hâte de travailler avec vous car, comme vous le savez, nous avons eu une excellente rencontre ». Il a continué en disant « Je pense que nous sommes très proches, mais quelque chose s’est produit qui nous a un peu éloigné mais cela serait historique si nous pouvions avoir un accord Fair Trade. Nous sommes totalement ouvert à cette finalité, je sais que vous l’êtes également et tous vos représentants ont travaillé très dur avec nos représentants et je puis avancer que cette rencontre sera très productive ».


En échange d'une flexibilité sur Huawei, Trump a déclaré que la Chine avait accepté de gros achats de produits agricoles américains « presque immédiatement ». Mais il n'a révélé aucune précision et les responsables chinois n'ont pas confirmé l'offre. « Nous avons discuté de beaucoup de choses et nous sommes de retour sur la bonne voie », a déclaré Trump. « Nous allons voir ce qui se passe »

Selon l'agence officielle chinoise Xinhua, les négociations, qui avaient été brutalement interrompues en mai, vont reprendre et Washington a levé sa menace d'imposer de nouvelles taxes à l'importation, qui auraient frappé la totalité des plus de 500 milliards de dollars de biens chinois achetés chaque année par les Etats-Unis.

Mais les taxes déjà en vigueur, qui concernent près de la moitié des exportations chinoises vers les Etats-Unis, près de 250 milliards de dollars, ne sont pas levées pour autant. Et sur le fond, les différends concernant notamment la propriété intellectuelle ou les nouvelles technologies stratégiques n'ont pas été réglés.

En mai, Trump a signé un décret autorisant le gouvernement américain à bloquer les ventes des entreprises américaines à des entreprises étrangères considérées comme un risque pour la sécurité. On ne sait pas tout de suite quelles sont les mesures - ou le cas échéant - qui ont été prises pour lever la restriction sur les ventes à la société de technologie chinoise assiégée. Selon le Washington Post, Trump a déclaré à la presse qu'il rencontrerait des responsables américains dans le but d'alléger la pression sur Huawei, mais qu'ils n'avaient pas encore pris la décision formelle de les lever, tandis que le Wall Street Journal rapporte qu'il a indiqué que les deux pays ne vont pas évoquer les conditions entourant la levée de restrictions sur Huawei jusqu'à la fin des négociations.

Les fonctionnaires de la Maison Blanche ont clarifié les propos du président dimanche. Larry Kudlow, président du Conseil économique national, a déclaré dimanche à Fox News que le département du Commerce « accordera quelques licences supplémentaires là où il y a une disponibilité générale » des pièces nécessaires, et que « les préoccupations en matière de sécurité nationale resteront primordiales ».

Huawei est pris dans la plus grande guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine. Bien que les deux pays se soient mutuellement taxés, les responsables américains de la sécurité ont mis en garde sur la possibilité que la compagnie de télécommunications maintienne des liens avec le gouvernement chinois et que cela puisse représenter une menace pour la sécurité des États-Unis. L’ordre exécutif de Trump a provoqué des maux de tête immédiats pour Huawei: Google a retiré la licence Android de la société, les fabricants de puces ont cessé de fournir des pièces, Microsoft a cessé de vendre des ordinateurs portables Huawei et la société n’est pas autorisée à utiliser des cartes microSD dans ses appareils.


Huawei n'a pas tardé à réagir. l'équipementier chinois a encouragé les développeurs à rejoindre AppGallery, sa plateforme officielle de distribution d‘applications Android. Mais le chinois a également montré qu'il pouvait aller plus loin et a envisagé de lancer son propre système d'exploitation, qui est en développement depuis 2012 et pourrait s'appeler "Hongmeng” pour le marché chinois et “Oak” à l’extérieur de la Chine (c’est en tout cas un nom qu’a déposé Huawei auprès de Office de l’Union européenne pour la propriété intellectuelle (EUIPO) le 24 mai 2018). Des informations à ce sujets ont fusé et laissaient entendre que cette option est envisagée comme ultime recours si Android est définitivement supprimé en tant qu'option pour ses clients possédant un smartphone.

Le président Donald Trump a-t-il renoncé à imposer ses nouvelles taxes sous la pression des milieux d'affaires américains, qui y sont opposés car elles affaiblissent également l'économie américaine ? S'agit-il d'un véritable geste envers les Chinois ou d'une volte-face stratégique ? Quoi qu’il en soit, aucun calendrier pour la reprise des discussions n'a été communiqué. En effet, Trump n'a pas annoncé la date à laquelle son négociateur en chef, le représentant américain au Commerce, Robert E. Lighthizer, va rencontrer le vice-Premier ministre chinois Liu He, qui dirige l’équipe de négociation de Beijing. Le président n'a également fixé aucune nouvelle date butoir pour parvenir à un accord.

Les deux hommes répètent ainsi le scénario du dernier G20, en Argentine fin 2018. Ils avaient alors suspendu les hostilités pour quelques mois, afin de reprendre les négociations commerciales approfondies... lesquelles avaient cependant tourné court.

D'ailleurs, pour Ely Ratner, assistant de sécurité nationale du vice-président Joe Biden « Il s'agit d'une trêve temporaire ». Selon lui, « Ils ne sont pas en voie de résoudre les problèmes fondamentaux au centre du conflit ».

Les deux parties sont divisées sur la question de savoir si et comment rapidement supprimer les barrières commerciales qu’elles ont érigées au cours de l’année écoulée, ainsi que les dispositions visant à faire appliquer un accord et les détails de l’augmentation des commandes chinoises de produits agricoles, énergétiques et industriels américains. « Les deux parties ne font que gagner du temps », a déclaré Scott Kennedy, conseiller pour la Chine au Center for Strategic and International Studies. « Je ne vois pas cela comme une sorte d'avancée ».

Source : Washington Post, WSJ, Reuters

Et vous ?

Qu'en pensez-vous ? Trêve temporaire et fortuite ou véritable avancée dans les échanges commerciaux entre la Chine et les USA ?
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Le 14/08/2019 à 8:18
Impôt : Trump retarde l'application des droits de douane sur certaines importations chinoises.
Cette mesure peut-elle apaiser la guerre commerciale américano-chinoise ?

Le président des États-Unis, Donald Trump, a annoncé hier le report de ses 10 % de droits de douane sur les importations chinoises, fixant ainsi les droits de douane sur les téléphones portables, ordinateurs portables et autres biens de consommation, dans le but d'atténuer leur impact sur les ventes des vacances.

Donald Trump, s’adressant aux journalistes, a déclaré que ce retardement visait en partie à éviter de perturber les clients américains pour Noël. « Nous le faisons pour la saison de Noël, au cas où certains des tarifs auraient un impact sur les clients américains », a déclaré Trump à des journalistes au New Jersey. « Juste au cas où ils pourraient avoir un impact sur les gens, ce que nous avons fait, c'est que nous l'avons retardé afin qu'ils ne soient pas pertinents pour la saison des achats de Noël ».


L'annonce faite par l'USTR a été publiée quelques minutes après que le ministère chinois du Commerce ait déclaré que le vice-premier ministre Liu He avait passé un appel téléphonique avec des responsables américains du commerce. Certains analystes ont déclaré que l’action de mardi ne signifiait pas que la guerre commerciale était terminée. Elena Duggar, directrice générale associée de l'agence de notation Moody's, a déclaré : « Cet apparent apaisement des tensions actuelles pourrait constituer un sursis temporaire ... Les relations entre les deux plus grandes économies du monde resteront controversées, ponctuées de mesures ponctuelles de compromis ».

L’incertitude entourant la guerre commerciale a pesé sur les marchés. Les actions américaines ont connu leur pire journée de l’année le 5 août, lorsque la Chine a laissé sa devise s’affaiblir, franchissant le seuil de 7 yuans pour un dollar et annonçant qu’elle mettrait fin aux importations de produits agricoles en provenance des États-Unis.

Les investisseurs technologiques ont bien accueilli l'annonce des exemptions, poussant l'indice des actions à puce à la hausse de 2,8 %. Les parts des détaillants et des industries ont également augmenté, avec General Electric en hausse de 4,4 %. À Wall Street, les trois principaux indices boursiers ont augmenté de plus de 2 % à un moment donné. Le Dow Jones et le S & P 500 ont progressé de 1,4 %, tandis que le Nasdaq, dominé par les technologies, a terminé en hausse de 1,9 %, mené par une hausse de 4 % pour Apple.

Au Royaume-Uni, les valeurs exposées au commerce mondial ont également augmenté, le mineur Glencore clôturant en hausse de 2,3 %. Les actions du principal marché Apple Inc. ont grimpé de 4,2 % après avoir appris que ses principaux produits pour iPhone, tablette et ordinateur portable seraient épargnés pour le moment. Le président Trump a annoncé le 1er août qu'il imposerait un droit de douane de 10 % sur 300 milliards de dollars de produits chinois, accusant la Chine de ne pas avoir honoré ses promesses d'acheter davantage de produits agricoles américains.

Il a aussi personnellement reproché au président chinois Xi Jinping de ne pas avoir fait plus pour freiner les ventes de fentanyl synthétique, un opioïde synthétique dans le contexte d'une crise de surdose d'opioïdes aux États-Unis. Mais dans un tweet, mardi, M. Trump a laissé entendre qu'il s'attendait à quelque chose en retour, suggérant que l'échec de la Chine à « acheter gros » aux agriculteurs américains pourrait être sur le point de changer.


L'agence de presse Xinhua a annoncé que les autorités chinoises avaient publié « une protestation solennelle » contre les sanctions prévues à compter du 1er septembre. M. Liu a convenu avec le représentant américain au Commerce, Robert Lighthizer, et le secrétaire au Trésor, Steven Mnuchin, de reprendre la parole par téléphone dans les deux prochaines semaines, a annoncé le ministère. Les deux parties devraient tenir une autre série de réunions à Washington en septembre, mais la détérioration des relations au cours des deux dernières semaines laisse planer un doute quant à la tenue ou non des négociations.

Le gouvernement Trump envisage toujours d’imposer des droits de douane de 10 % sur des milliers de produits alimentaires, de vêtements et autres produits électroniques grand public chinois à compter du 1er septembre. Parmi ceux-ci figurent des montres intelligentes de fabrication chinoise Apple et Fitbit, des haut-parleurs intelligents d'Amazon.com Inc. Google et Apple, ainsi que des écouteurs et autres appareils Bluetooth, catégorie estimée à 17,9 milliards de dollars US.

Les téléviseurs à écran plat en provenance de Chine, d’une valeur de 4,5 milliards de dollars, feront également l’objet d’une réduction de 10 % le 1er septembre, après avoir été épargnés par la première série des tarifs de Trump il y’a plus d’un an. Les animaux vivants, les produits laitiers, les skis, les balles de golf, les lentilles de contact, les piles au lithium ion et les souffleuses à neige recevront également des tarifs le 1er septembre.

Un représentant d'un groupe professionnel a déclaré que l'USTR les avait informés qu'il avait choisi de différer les droits de douane sur les articles pour lesquels la Chine fournissait plus de 75 % du total des importations américaines. Les catégories de produits pour lesquelles la Chine fournit moins de 75 % vont encore faire face à des tarifs le 1er septembre, a déclaré le représentant, qui a requis l'anonymat parce que l'information n'a pas été rendue publique. Selon les données du recensement américain, la Chine a fourni 82 % des téléphones cellulaires américains et 94,5 % des ordinateurs portables américains en 2018.


Dans une récente sortie, la Retail Industry Leaders Association a déclaré : « Le retrait de certains produits de la liste et le report de 10 % de droits de douane supplémentaires sur d’autres produits, tels que les jouets, les produits électroniques grand public, les vêtements et les chaussures, jusqu’au 15 décembre sont une bonne nouvelle, car cela atténuera certaines difficultés. Consommateurs tout au long de la saison des vacances ».

La Consumer Technology Association a applaudi le retard sur certains articles, mais a ajouté : « Le mois prochain, nous commencerons à payer davantage pour certains de nos appareils technologiques préférés y compris les téléviseurs, les haut-parleurs intelligents et les ordinateurs de bureau. L'administration devrait supprimer définitivement ces droits de douane néfastes et trouver un autre moyen de tenir la Chine pour responsable de ses pratiques commerciales déloyales ».


Source : Reuters, BBC News

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Donald Trump serait-il un bon président pour les Américains ou un bon président tout court ?

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Devrait-on placer des obstacles à l'économie chinoise ?

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Avatar de Bill Fassinou
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Le 30/07/2019 à 18:18
Le chiffre d'affaires de Huawei est en hausse de 23 % au premier semestre de 2019
malgré la répression américaine

Huawei annonce aujourd’hui ses résultats du premier semestre de l’année 2019. Contrairement à ce que beaucoup de personnes pourraient croire, le chiffre d’affaires de l’entreprise chinoise n’a pas baissé ni stagné. Au contraire, Huawei a annoncé tôt ce matin que son chiffre d'affaires a progressé de 23,2 % au premier semestre de 2019, soit une accélération nettement supérieure à celle de l'année dernière (15 %). Cette hausse remarquable du chiffre d’affaires de l’entreprise intervient alors que Huawei est interdit de vente de smartphones et d’autres produits sur le marché américain depuis mai dernier.

Huawei a été mis sur liste noire par Washington depuis la moitié du mois de mai 2019, mais cela n’a pas empêché l’entreprise de réaliser de gros bénéfices et de renforcer sa position de leader sur le marché. L’entreprise, qui est un acteur non coté en bourse et dont les résultats trimestriels ont commencé à être publiés cette année, a annoncé un chiffre d'affaires de 401,3 milliards de yuans (58,28 milliards de dollars) au premier semestre, contre 325,7 milliards de yuans un an auparavant. Ce chiffre d'affaires de Huawei représente une croissance d’environ 23 % au premier semestre, contre 15 % à la même période de l'année dernière.

Selon les analystes, les fortes ventes de smartphones et les nouveaux contrats des opérateurs 5G sont en grande partie à l’origine de cette croissance. Elles ont permis de compenser l'impact de l'interdiction d'exportation qui menace de restreindre l'accès de Huawei à des composants et logiciels avancés américains, tels que Google Android. En effet, les données d’analyse ont révélé que Huawei a renforcé son avance sur le marché chinois des smartphones au deuxième trimestre, tandis que les ventes de smartphones à l'étranger ont légèrement diminué par rapport à l'année précédente.


« Les revenus ont augmenté rapidement jusqu'en mai », a déclaré le président de Huawei, Liang Hua, dans un communiqué ce matin. « Étant donné les bases que nous avons posées au premier semestre de l'année, nous continuons de voir une croissance même après notre ajout sur liste noire par Washington. Cela ne veut pas dire que nous n'avons pas de difficultés. Nous en avons, et elles pourraient affecter le rythme de notre croissance à court terme », a-t-il ajouté. Cette croissance infirme les déclarations faites aux journalistes par le fondateur et PDG de Huawei, Ren Zhengfei le mois dernier.

Selon lui, l'impact de la liste noire était pire que prévu. « Cela pourrait coûter à la société 30 milliards de dollars de revenus et les revenus de Huawei cette année et en 2020 pourraient rester à peu près identiques à ceux de 2018 », avait-il déclaré. Mais, vu la tournure des événements, cette croissance pourrait se répéter au cours des prochains semestres, voire augmenter. Selon le cabinet d’étude de marché Canalys, l’entreprise s’est assise sur le marché national avec 37,3 millions de smartphones livrés en Chine au cours du trimestre clos en juin. Il s’agit d’une hausse de 31 % par rapport à 2018.

Selon le communiqué de l’entreprise, les livraisons de smartphones de Huawei (y compris les téléphones Honor) ont atteint 118 millions d'unités, en hausse de 24 % en glissement annuel. La société a également constaté une croissance rapide de ses livraisons de tablettes, d’ordinateurs personnels et de dispositifs portables. Huawei commence à adapter son écosystème d'appareils pour offrir une expérience intelligente plus transparente dans tous les principaux scénarios d'utilisation. À ce jour, l'écosystème de Huawei Mobile Services compterait plus de 800 000 développeurs enregistrés et 500 millions d'utilisateurs dans le monde.


Selon Canalys, cela a permis à Huawei de voir sa part de marché progresser de plus de 10 % pour atteindre 38 % en Chine, alors même que tous les autres principaux fournisseurs ont perdu du terrain sur le plus grand marché de smartphones au monde. S’agit-il d’un soutien patriotique des Chinois ? Tout porte à le croire. « L’ajout à la liste a créé de l’incertitude à l’étranger, mais la société se concentre désormais sur son marché national, où elle a investi dans une expansion off-line agressive pour attirer les consommateurs avec un argumentaire patriotique », a déclaré Mo Jia, analyste chez Canalys.

De plus, des appels pour soutenir Huawei ont régulièrement fait surface sur les réseaux sociaux chinois. Bien que Huawei ait anticipé une telle décision du gouvernement US, celle-ci a été un coup dur qui, pour certains observateurs, pourrait avoir de graves conséquences pour le géant des télécoms, et pas seulement dans le domaine mobile. Mais en Chine, les utilisateurs semblent moins inquiets. Considérant Huawei comme une « fierté nationale », les internautes chinois ont apporté un soutien ferme à l'entreprise après le retrait de sa licence Android par Google et les autres restrictions annoncées par le gouvernement US.

Sur les réseaux sociaux chinois, nombreux sont ceux qui ont juré de ne pas abandonner l'entreprise alors que d'autres disent se préparer à rejoindre la grande famille d'utilisateurs d'appareils Huawei. La plupart des commentaires sur Weibo, le site chinois de microblogging, indiquent que les Chinois sont confiants que Huawei n'aura aucun problème à surmonter la sanction des USA. Ce qui est sans doute en train d’arriver quand on observe la marge de progression importante entre le chiffre d’affaires de l’entreprise au premier semestre de 2019 par rapport au premier semestre de l’année antérieur. De nombreux internautes ont déclaré qu'ils attendaient avec impatience le système d'exploitation Huawei.

Ces derniers ont fait savoir que l'une des conséquences potentielles de la guerre commerciale sino-américaine serait que tous les smartphones chinois basculent éventuellement vers un système d'exploitation chinois et utilisent des puces et des produits électroniques fabriqués en Chine. Si cela arrivait, Google (avec son système d’exploitation Android) et Intel et AMD (comme fabricants de puces pour smartphones) pourraient être sérieusement touchés, car le plus grand marché de smartphones dans le monde aurait basculé vers une solution locale. La part de marché de ces entreprises va donc chuter considérablement.

D’ailleurs, dans ce sens, la Chine prévoit un fonds de 47 milliards de dollars pour stimuler son industrie de semi-conducteurs et réduire le fossé technologique avec les USA. Selon la firme de recherche International Business Strategies Inc., près de 90 % des 190 milliards de dollars des puces utilisées en Chine sont importées ou produites en Chine par des entreprises étrangères. Avec la sanction des États-Unis contre ZTE, les dirigeants pensent que la Chine devrait davantage soutenir les efforts actuellement déployés pour améliorer la conception des puces domestiques. Cela pourrait essentiellement contribuer à réduire la dépendance des entreprises chinoises des fabricants de puces américains.

Kitty Fok, qui suit le secteur des smartphones en Chine au sein de la société de recherche IDC, a déclaré que les consommateurs avaient réagi au chahut de Huawei avec un sentiment prochinois, ce qui a permis de renforcer l'attrait déjà fort de la marque dans le pays. « Le produit lui-même est déjà bien reconnu et la guerre commerciale a aidé les gens à ressentir le besoin de soutenir Huawei. Le seul souci était de ne pas obtenir l'approvisionnement en composants, mais finalement, ils l'ont fait », a déclaré Fok. Résultat, les ventes de smartphones de Huawei au deuxième trimestre ont augmenté dans le pays, même si les expéditions chinoises de smartphones ont diminué.


De plus, selon Canalys, Oppo, Vivo, Xiaomi Corp et Apple Inc., les quatre principaux fournisseurs derrière Huawei, ont enregistré une baisse de leurs livraisons et de leur part de marché au cours du trimestre. « Il est clair que le marché international est désormais risqué, alors qu'en Chine, où l'écosystème Android est le plus mature, Huawei dispose d'un avantage certain en matière de canaux de vente et de revenus logiciels, en matière de négociation de prix », a déclaré Mo Jia, analyste chez Canalys.

Sources : Huawei, Canalys

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La Chine prévoit un fonds de 47 milliards de dollars pour stimuler son industrie de semi-conducteurs et réduire le fossé technologique avec les USA
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Avatar de CoderInTheDark
Membre expérimenté https://www.developpez.com
Le 29/06/2019 à 7:19
Dans les années 90 les entreprises américaines ne se privaient pas de vendre à l'Irak.
A l'époque elles passaient par leurs filiales chinoises, un pied de nez de l'histoire.

C'est surtout que l'oncle Sam impose sa loi aux autres pays comme un petit caïde de cours de récréation.
Je veux plus lui parler, si vous faîtes pareille vous casse la figure
Les entreprise françaises vont encore sefaire avoir
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Avatar de rawsrc
Modérateur https://www.developpez.com
Le 07/08/2019 à 10:31
Citation Envoyé par CoderInTheDark Voir le message
Huawei devrait rappelé tous les coups tordus de la NSA et de Cisco et des autres sociétés et états.
Tu m'étonnes quand tu vois la liste des backdoors dans les équipements Cisco, c'est à mourir de rire. Même les matériels professionnels avec VPN de Cisco sont compromis.
J'ai deux clients où Cisco est carrément blacklisté depuis des lustres.
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Avatar de CoderInTheDark
Membre expérimenté https://www.developpez.com
Le 20/08/2019 à 18:04
<world compagny name="Mr Sylvestre" >
Faut pas déconner !*
On fait du buisness
Faut écouler les stocks
veuahhhhh
Pardon aux familles tout ça
</world compagny>

Et les entreprises européennes et le monde entier ils ont droit de vendre aussi ?
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Avatar de CoderInTheDark
Membre expérimenté https://www.developpez.com
Le 07/08/2019 à 5:19
Huawei devrait rappelé tous les coups tordus de la NSA et de Cisco et des autres sociétés et états.
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Avatar de tes49
Membre averti https://www.developpez.com
Le 17/06/2019 à 12:40
Salut

La baisse est en effet déjà commencée, par le fait de n'avoir les mises à jour du système mais aussi des applications !!

Discussion à ce sujet avec un vendeur d'un grand centre commerciale, samedi dernier... Et qui déconseille tout de même d'éviter la marque Huawei...

Achat d'un smart d'une autre marque, marque déjà connue de la personne qui va l'utiliser, donc pas trop de changements...

Édit pour correction d'une faute...
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Avatar de spyserver
Membre averti https://www.developpez.com
Le 07/08/2019 à 15:22
Les chinois c'est un peu les Etats-Unis de l'Orient il se prennent pour des Dieux et tu dois pas leur mettre de batons dans les roues.
"Bon écoute on sait que ça craint, mais c'est pas grave accepte nos produits, ta pas ton mot à dire de toute façon ..."
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